Notice sur les sieurs du Blocq

Ardres - Eglise Notre-Dame (Base Mémoire)
Ardres – Eglise Notre-Dame (Base Mémoire)

Le Blocq désigne un fief qui était situé sur la paroisse de Louches.

En 1495, ce fief, « deseure Leuline vers Louches (…) contenans treze mesures ou environ » appartenait à M. Blondel de Longvillers, du fait de Chrétienne de Courteheuse, sa femme. Il a ensuite appartenu à Jean Martel, lieutenant du bailli d’Ardres (avant 1568) puis aux Framery et à leurs successeurs (cf. J. de Pas, Notes pour servir à la Statistique Féodale dans l’étendue de l’ancien bailliage et de l’arrondissement actuel de Saint-Omer, in Mémoires de la Société des Antiquaires de la Morinie, tome XXXIII, 1921-1924, article : Le Blocq, à Louches).

Du seizième siècle au dix-huitième siècle, ce fief a suivi la même dévolution que l’office de lieutenant-général d’Ardres, qui a fait l’objet d’une étude dans le volume 7 des Bulletins de la Société des Antiquaires de la Morinie (1882-1886). Voici quelques éléments généalogiques tirés de ce travail, qui cite d’intéressants contrats de mariage :

I. Jean Martel, sr de Hambreucq, Lesart et La Couture, écuyer

Contrôleur de la ville d’Ardres, puis lieutenant du  bailli souverain de cette ville et comté de Guînes épousa Marguerite du Rieu, d’où une fille Jeanne, qui suit. Il figure avec ces qualités au contrat de mariage de sa  fille en 1568.

II. Jacques Framery, sr du Puch

II était fils de François Framery, écuyer, sr du Puch et de dlle Marguerite du Crocq. Il était encore conseiller au siège royal de la sénéchaussée du Boulonnais en 1580, il devint ensuite conseiller examinateur et garde du scel royal à Ardres, puis lieutenant général civil et criminel au bailliage souverain d’Ardres et comté de Guînes, comme successeur de son beau-père. Il avait, en effet, épousé en 1568, Jeanne Martel de Hambreucq, fille du précédent. A leur contrat de mariage passé à Ardres le 21 septembre 1568, assistèrent :

Du côté du futur.

  1. Marguerite du Crocq sa mère, veuve de François Framery, écuyer, sr du Puch.
  2. Noble homme messire Antoine Chinot, écuyer, sr du Val, conseiller du roi, lieutenant général de la sénéchaussée du Boulonnais.
  3. Chrestien du Sommerard, son oncle.
  4. Richard du Crocq, son oncle.

Du côté de la future.

  1. Son père.
  2. Pierre du Rieu, procureur de la sénéchaussée du Boulonnais, son frère.
  3. Charles Treneques, contrôleur de la ville de Boulogne.
  4. Jacques Villecot.

De ce mariage naquirent cinq enfants :

  • Isabeau, qui épousa Pierre du Chemin, écuyer, sr d’Olphus, demeurant à Ardres, d’où 4 enfants.
  • Jean, sr de Hambreucq, mayeur de Boulogne, puis lieutenant particulier de la sénéchaussée. Il épousa Jacqueline Morel, fille de Jérôme, sr d’Attinghem, mayeur de Boulogne.
  • Gédéon, sr du Blocq, qui suit.
  • Dlle Claude, qui épousa, suivant contrat passé le 17 août 1604, à Ardres, Jean Dauvergne, écuyer, sr d’Ostrohove dont une fille Marguerite, mariée le 14 vrier 1653 à Furcy de la Barre, sr du Boisjulienécuyer.
  • Guillaume, sr de La Couture, qui épousa, suivant contrat de mariage passé le 26 janvier 1613 à Boulogne, Ludivine de Laroche, fille d’Antoine, sr de Laroche, écuyer, et de Marguerite de Campagne.

III. Gédéon Framery, sr du Blocq

Il succéda à son père dans la charge de lieutenant général civil et criminel au bailliage souverain d’Ardres et comté de Guines. Il épousa dlle Marguerite Guérard de Fernehem, d’où deux enfants :

  • Madeleine, qui épousa, suivant contrat passé à Ardres le 28 janvier 1641, Antoine de Courteville, sr de Hodic, Beauval et la Houssoye, fils de Jacques, écuyer, et de Catherine Carpentier.
  • Jacques, sr de Fernehem, qui suit.

IV. Jacques Framery, sr de Fernehem

Avocat au parlement, fils du précédent. En le mariant, son père lui céda sa charge et office de lieutenant général. Son contrat de mariage fut passé le 31 janvier 1644 à Ardres, il épousa dlle Marguerite Groux. Le futur était assisté de :

  1. Noble homme Gédéon Framery, sr du Bloc, conseiller du roi, lieutenant général du bailliage d’Ardres, et de Marguerite Guérard de Fernehem, ses père et mère.
  2. Jean de Bourx, chevalier, sr de Léomont et de Lisle, conseiller du roi, capitaine d’une compagnie de chevaux-légers, mestre de camp, gouverneur d’Ardres.
  3. Messire Antoine du Bosc, chevalier, sr de Tussencourt, lieutenant pour le roi au gouvernement d’Ardres.
  4. Antoine de Courteville, écuyer, sr du Hodic, et sa femme Madeleine Framery, sœur de Jacques.
  5. Jacques Framery, sr de Hambreucq, cousin germain.

Les témoins du côté de la future étaient :

  1. Claude Groux, noble homme, écuyer, sr de Vallon, bailli royal d’Ardres et Jacqueline Fontaine, ses père et mère.
  2. Antoine Groux, prêtre curé de l’église paroissiale de Saint-Omer, son oncle du côté paternel.
  3. Noble homme François Fontaine, écuyer, sr de Scondevel, conseiller du roi, son procureur au bailliage d’Ardres.
  4. Jean Fontaine, écuyer, sr de Recq, lieutenant d’une compagnie de gens de pied au régiment du sr de Léomont. ses oncles du côté maternel.

Jacques Framery, sr de Fernehem, mourut en 1674, après avoir fait le 15 septembre 1673, un testament par lequel il réglait le partage de sa succession entre ses onze enfants, et ordonnait que son fils aîné Hercule Louis lui succédât dans sa charge et dans sa seigneurie de Fernehem. Parmi ses onze enfants, trois seulement ont laissé postérité :

  • Marguerite, qui s’est mariée à Ardres le 29 avril 1669 avec Gabriel de Campagne du Trait, écuyer, demeurant à Boursin en Boulonnais, fils de Charles de Campagne, sr de Lamotte, Godincthun et autres lieux, et de feue Antoinette de Saint-Martin, demeurant à Hardinghem. D’où deux enfants.
  • Madeleine, mariée suivant contrat passé à Ardres le 20 septembre 1674, à Balthazar Fontaine, sr du Recq, capitaine au régiment de Sault, fils de Jean Fontaine, sr du Crocq, capitaine au régiment de Rouville, et de Jeanne Belledame.
  • Hercule-Louis, sr de Fernehem, qui suit.

V. Hercule-Louis de Framery, sr de Fernehem, écuyer

Son père avait réuni les offices de lieutenant général civil et criminel, particulier, commissaire examinateur, assesseur criminel et général au bailliage souverain d’Ardres et comté de Guînes. Il lui succéda en 1674, après sa mort, dans toutes ses charges. En 1683, il épousa à Boulogne demoiselle Marguerite Le Roy d’Andreselle, fille d’Antoine Le Roy, seigneur de Lozembrune et d’Andreselle, conseiller du roi, président et lieutenant général en la sénéchaussée du Boulonnais, et de Madeleine Scotté. A leur contrat de mariage passé à Boulogne le 18 décembre 1683, assistèrent :

Du côté du futur

  1. Balthazar Fontaine, écuyer, sr du Recq, ancien capitaine au régiment de Sault, époux de Madeleine Framery, sa sœur.
  2. Marguerite Framery, veuve de Gabriel de Campagne du Trait, écuyer, sa soeur.
  3. Isabelle Framery, sa sœur.
  4. Geneviève Framery, sa sœur.
  5. Madeleine Framery, veuve d’Antoine de Courteville de Hodic, sa tante.
  6. Daniel de Courteville de Hodic, chevalier, et Marthe de Montbelon, sa femme, cousin germain.
  7. Antoine de Courteville, chevalier, cousin germain.
  8. Catherine de Courteville, veuve d’Antoine Carpentier, sr de l’Epagnerie, conseiller et procureur du roi en la sénéchaussée du Boulonnais, cousine germaine.
  9. Antoine Fontaine, seigneur de Scondevel, ancien capitaine au régiment de Normandie, cousin.
  10. Marguerite Framery, veuve de Furcy de la Planche, sr de Monthanel, écuyer, cousine.
  11. Pierre Framery, prêtre chanoine théologal de N.-D. de Boulogne, cousin.

Du côté de la future

  1. André Le Roy, seigneur de Lozembrune, conseiller du roi, président de la sénéchaussée du Boulonnais, son frère aîné, et Madeleine Abot, sa femme.
  2. Antoine Le Roy, chanoine archidiacre de N.-D. de Boulogne, son frère.
  3. Thomas Le Roy, écuyer, sr de Montaubert, son frère.
  4. Demoiselle Madeleine Le Roy.
  5. Michel Le Roy, de la Marancherie, baron du Val, Surques, etc., conseiller du roi, lieutenant général de la sénéchaussée, et Antoine Le Roy, sa femme, sœur de la future.
  6. Barbe Le Roy, veuve de noble homme Jean Berliquet, docteur en médecine, sa tante paternelle.
  7. Jean Scotté, seigneur de Velinghem et des Combles, conseiller du roi, lieutenant particulier, assesseur criminel de la sénéchaussée, son oncle maternel.
  8. André Scotté, prêtre chanoine de la cathédrale.
  9. Nicolle Scotté, sr de Velinghem, veuve d’Antoine Macquet, sr du Longpré, capitaine de cavalerie.
  10. Noble homme Charles Dhelbert, seigneur du Mesnage, de Montcauvel, etc., et Antoinette Scotté de Velinghem, sa femme.
  11. Marguerite Scotté de Velinghem. ses oncles et tantes.

Hercule-Louis de Framery, sr de Fernehem, mourut jeune en 1694 à-Ardres. Il fut enterré dans la sépulture de sa famille, dont l’entrée se trouvait à gauche dans le chœur de l’église, à côté de la chapelle de la Sainte-Vierge (autrefois Sainte-Catherine), sous l’épitaphe suivante :

Louis-Hercule Framery
A vu dans son printemps terminer sa carrière,
Et son corps qui repose ici
N’est plus qu’un triste amas de cendre et de poussière.
Tandis qu’il a vécu, la brigue et la faveur
N’ont pu trouver place en son cœur.
Il fut toujours juge équitable,
Et prévenant le riche et le pauvre à son tour,
Aux petits comme aux grands également traitable.
Il fut de son pays et l’arbitre et l’amour.
Avec le même éclat, son ayeul et son père
L’ont précédé dans ce haut rang,
Et dans le même caractère,
Tous trois ont soutenu la gloire de leur rang.
Ce dernier, par les soins d’une épouse fidèle,
Va renaître en ce monument,
Lui qui serait encor vivant
S’il eut pu vivre autant qu’il sera pleuré d’elle.

Cette épitaphe a disparu avec la sépulture des Framery, lors de la profanation de l’église en 1793. Hercule-Louis de Framery laissa cinq enfants dont :

A la mort de leur père, Antoine et Louis-Hercule-André n’avaient, le premier que 6 à 7 ans, le second qu’un an environ. Marguerite Le Roy, veuve de Hercule-Louis de Framery, leur mère, fit investir alors de l’office, dont la propriété resta à ses enfants, Nicolas Duquesnoy.

VI. Louis-Hercule-André de Framery

Et ce ne fut que le 27 février 1718, que Louis-Hercule-André de Framery reçut des lettres de provision, avec dispense d’âge, car étant le 26 juin 1692, il n’avait alors que 26 ans. En 1727, il épousa sa cousine demoiselle Geneviève de Guelque, fille de Jean-Baptiste, sr des Cluseaux et de Marie de Campagne. A leur contrat de mariage passé à Boursin en Boulonnais le 28 avril, assistèrent :

Du côté du futur

  1. Sa mère.
  2. Antoine Framery, écuyer, sr de Fernehem, conseiller du roi, lieutenant général de la sénéchaussée du Boulonnais, son frère, et Marie-Thérèse de Parisiel, son épouse.
  3. Barbe-Marguerite Framery, sa sœur.
  4. Madeleine Framery, sa sœur.
  5. Elisabeth Framery, veuve de Gédéon Lefebure, écuyer, sr de Marey, commandant des ville et château de Lourthes, sa tante.

Du côté de la future

  1. Daniel de Guizelin, écuyer, sr des Bareaux, cousin issu de germain du côté paternel.
  2. Charles Gillon de Noirval, conseiller du roi, juge de l’amirauté de Boulogne, cousin issu de germain du côté maternel, et dame Elisabeth Leporc d’Imbertun, son épouse.
  3. Achille de Mutinot, mayeur de la ville de Boulogne et dame Marie-Suzanne Gillon, son épouse, cousine.

Louis-Hercule-André de Framery mourut le 15 février 1751, laissant une fille unique Marie-Louise-Geneviève-Antoinette de Framery, à qui passa la propriété de l’office.

VII. Antoine de Saint-Just, écuyer, seigneur de la pairie d’Autingues

à Ardres le 15 novembre 1720, il épousa le 23 mars 1751 Mlle de Framery, et succéda à son beau-père dans les fonctions de lieutenant général au bailliage d’Ardres, suivant lettres de provision du 19 mai 1752. Il fut en outre lieutenant de la maîtrise des eaux et forêts de la province d’Artois.

La loi du 16-24 août 1790, titre 2, art. 2, supprima la vénalité et la transmission héréditaire des offices de judicature, et décréta une nouvelle organisation. La liquidation et le remboursement du prix des offices furent ensuite ordonnés par une autre loi du 7-12 septembre suivant. Le bailliage d’Ardres cessa d’exister.

En 1790, Antoine de Saint-Just fut nommé président du district de Calais.

Il mourut à Ardres à l’âge de 75 ans, le 5 mai 1795 (16 floréal an III).

Contrat de mariage Roghes-Raoult (1787)

Référence : Archives Départementales du Pas-de-Calais, 4E14/95, contrat passé le 18 août 1787 devant maître Garnier, notaire à Ardres.

La transcription est fidèle à l’acte d’origine, sauf la mise en forme qui a été arrangée pour faciliter la lecture de ce contrat de mariage très chargé. Les références en chiffres romains renvoient aux papiers inventoriés après le décès d’Antoine Joseph de Roghes, en 1786.

« Pardevant les notaires royaux ès ville bailliage et gouvernement d’Ardres soussignés furent présents : »

{1re génération} Messire Jean Louis Marie Joseph de Roghes, chevalier, seigneur de Combremont, Héricourt, Bertehem, Lianne et autres lieux, officier d’infanterie demeurant en son château du Vifstecq paroisse de Louches en laquelle il a été baptisé le sept décembre 1747 (I.) comme né du mariage célébré à Calais le treize février 1736 (II.) de :

{2e génération} mre Antoine Joseph de Roghes, chevalier, seigneur de Combremont, et de dame Louise Catherine de Roghes, cousine germaine de ce dernier,

étant née à Bouquehaut le sept septembre 1724 (III.) de messire Jean Baptiste de Roghes, écuyer, et de dame Marie Catherine Delastre de La Basse-Boulogne, fille de messire Dominique François Delastre, écuyer, seigneur de la Basse-Boulogne, et sœur de Marie Anne Delastre mariée à mre de La Boullaye, écuyer, et ledit Jean Baptiste de Roghes étant né de mre Louis de Roghes ci-après [4e génération] aïeul commun de ladite dame Marie Catherine et Antoine Joseph de Roghes ;

Celui-ci inhumé audit Louches le dix-huit septembre 1786, capitaine au bataillon de Peronne en 1743 (IV.), lieutenant au bataillon de Pujet le 1er juin 1733 (V.), baptisé audit Louches le six janvier 1716 (VI.) comme fils de

{3e génération} messire Louis Joseph de Roghes, écuyer, seigneur de Combremont, baptisé à Nouvelle-Eglise le huit juillet 1688 (VII.), capitaine au régiment de Laubanie le treize septembre 1710 (VIII.), ensuite au bataillon de Pujet le premier mai 1733 (IX.), au régiment de Clermont en 1734 (X.) et commandant à Bergues en 1736 (XI.) après avoir été marié à Louches le vingt-neuf octobre 1713 (XII.) à Marie Thérèse Ampleman baptisée audit lieu le six juillet 1689 et inhumée au même lieu le vingt-deux janvier 1731 (XIII.)

Icelle fille de messire Antoine d’Ampleman, chevalier, fils de Pierre d’Ampleman, capitaine au régiment de Rouville, fils de Philippe d’Ampleman, capitaine au régiment d’Elboeuf, fils de Pierre d’Ampleman, capitaine au régiment de Lannoy, représentant demoiselle Françoise d’Ampleman de La Cressonnière, sœur de dame Aliénor ou Eléonore Ampleman, mariée à mre Joachim de Roubion, chevalier, seigneur du Wort-La Haye ;

Lesdits Louis Joseph de Roghes et Marie Thérèse d’Ampleman mariés après contrat de mariage passé devant Guillemin et Frêne notaires à Calais le vingt octobre 1713 (XIV.) auquel sont comparu mre Jean Louis de Reuthières, chevalier, seigneur de Champval, oncle dudit Louis Joseph à cause de dame Marie Madeleine Le Prévost suivant leur contrat de mariage passé à Guînes le cinq juin 1694, et mre Antoine de Saint-Martin, écuyer, seigneur de La Motte, son beau-frère consanguin, et du côté de ladite dame Marie Thérèse d’Ampleman, son père, dame Catherine d’Ampleman veuve de Pierre de Vins, écuyer, sieur du Manègre, sa grande tante, le sr Jacques Porquete son cousin issu-de-germain et Marie Jeanne de Berne sa cousine ;

Ledit Louis Joseph dont sont encore issus Jean Louis, Louise Thérèse et Marie Jeanne Françoise Léonarde de Roghes qui n’ont laissé postérité (XV.), fils de :

{4e génération} messire Louis de Roghes, écuyer, seigneur de Combremont, inhumé à Nouvelle-Eglise le 11 novembre 1718 (XVI.) en présence de ses deux fils après avoir été capitaine au bataillon du Calaisis le huit avril 1689 (XVII.), à celui de Bastretz le vingt-huit mai 1702 (XVIII.), à celui de Wierre le premier novembre de la même année (XIX.), et lieutenant-colonel audit régiment de Bastretz le neuf novembre 1703 (XX.) et avoir successivement été marié :

1e avec demlle Marie Le Prevost inhumée à Nouvelle-Eglise le trois septembre 1689 (XXI.) et fille de François Dominique Le Prevost, écuyer, gentilhomme servant de la Reine, capitaine au régiment de Montmège le premier juillet 1636 (XXII.) et à celui de Mont de Joux le dix-neuf mars 1652 (XXIII.) et de Péronne Dumollin ; avec laquelle demoiselle Le Prevost ledit Louis de Roghes a fait contrat de mariage devant Sarre notaire à Guînes le quatre mars 1687 (XXIV.) en présence de son père et de sa sœur, de mre bernard Flahault, chevalier, seigneur de La Houssaye, capitaine au régiment de Normandie son cousin germain à cause de demlle Marie Françoise Letailleur, fille d’une demlle de Roghes, et de mre Victor Lesseline, écuyer, son cousin issu-de-germain,

2e avec dmlle Marie de Montlezun dont il a eu à Nouvelle-Eglise le vingt-deux novembre 1691 (XXV.) Marie Madeleine de Roghes

et 3e marié avec Louise Dutertre, inhumée au même lieu le trois août 1713 (XXVI.) sans postérité,

Et ledit sr Louis de Roghes seigneur de Combremont fils unique de :

{5e génération} Léonard André de Roghes, écuyer, seigneur de Saint-Martin et dame Barbe Decamp suivant acte devant Pillet notaire à Calais du treize avril 1690 (XXVII.), ledit Léonard André décédé colonel des troupes du Calaisis, et fils suivant son acte de baptême à Saint-Nicolas-des-Champs de Paris le dix-neuf juin 1617 (XXVIII.) de :

{6e génération} Jean Baptiste de Roghes, écuyer, et de damlle Anne de Doueres, fille de Jean et de Marguerite Le Prestre, suivant le partage fait devant Vaillant et Derozières, notaires à Calais, le seize avril 1658 (XXIX.) entre ledit Léonard André, et Louis Jean et Oudart de Roghes et David de Roghes, sr de Grandpré ;

Ladite Anne de Doueres remariée ensuite à Oudart d’Auvergne, qui sur l’avis des sieurs de La Planche, écuier, maïeur de Boulogne, de François de Montlezun, baron de Lianne, capitaine de cavalerie, de Barthélémi du Blaisel, écuier, sieur de Saint-Aubin et de Floringtun, capitaine et gouverneur du château d’Hardelot, et Claude Lesseline, écuier, lieutenant en la maîtrise des eaux et forêts du Boulonnais, tous cousins des enfants du premier lit de ladite Anne de Doueres, a été établi leur tuteur par sentence du châtelet de Paris du quinze mai 1643 (XXX.) ;

Ledit Jean Baptiste né à Anvers le sept juin 1589 (XXXI.) de :

{7e génération} Léonard de Rogghes, écuyer, et de damlle Madeleine de La Porte qu’il avait épousée en ladite ville d’Anvers le vingt-deux juillet 1586 (XXXII.), suivant le partage de la succession de celle-ci fait devant notaires à Bruxelles le dix-sept juin 1592 (XXXIII.) ; ledit Léonard de Rogghes fils de :

{8e génération} Henri ou Thiery de Roghes, écuyer, et de Marie Vanpelle suivant son aveu fourni le huit février 1579 à Guillaume Cottereau baron de Jousse du fief de Hauteglise mouvant à relief de dix livres monnoie de Brabant (XXXIV.). Ledit Henri ou Thiery de Roghes fils de :

{9e génération} Christian de Roghes, écuyer, et de Catherine Verbeustel, suivant le partage de leurs successions, fait entre ledit Thiery, Pierre son frère et leur sœur Catherine mariée à Mathieu de Castère devant les échevins de la ville de Bruxelles le vingt-quatre mars 1544 (XXXV.) confirmé par transaction de la même année devant le bourgmaitre de la ville de Louvain (XXXVI.). Ledit Christian de Roghes fils puîné de :

{10e génération} Mathieu de Roogghe, écuyer, et d’Eméranciane Vandostel suivant l’aveu à lui fourni et à son frère devant les échevins de Bruxelles le seize mars 1524 (XXXVII.) par Wouter Casins et autres pour une redevance de trois cents florins quinze sols Brabant. Ledit Mathieu de Roogghe fils de :

{11e génération} Pierre de Roogghe, écuyer, sieur de Quatrebe, et d’Anne Doirbecke, suivant la donation qu’ils lui ont faite le quinze août 1473 devant les maïeur et échevins de Braque-le-Châtel (XXXVIII.), et ledit Pierre de Roogghe descendant de :

Gosmin de Roogghe, écuyer, conseiller des nobles de la ville de Louvain en 1419, et de Jean de Roogghe-Schepen qui vivait en 1406 suivant extrait du folio cinq cent quarante-deux d’un ancien registre de la ville de Louvain certifié et délivré par les bourgmaître et échevins le cinq juillet 1669 (XXXXIX.), ledit registre indiquant l’ancienne noblesse de la famille de Roogghe et contenant la description de leurs armoiries telles qu’elles sont encore maintenant.

Ledit messire Jean Louis Marie Joseph de Roghes de Combremont d’une part ; et demoiselle Marie Charlotte Emelie Gaspardine Raoult de Rudeval, fille majeure de feu messire Pierre Charles Raoult de Rudeval, écuyer, et dame Marie Louise Peronne Bernet, du lieu de Leneque d’autre part ;

Lesquels après avoir consulté ou prévenu ; savoir ledit sieur de Roghes de Combremont :

  1. Mre Pierre Marc Antoine François d’Ampleman, chevalier, vicomte de Wolphus, seigneur d’Ampleman, de La Cressonnière, Noirberne, Bournonville, La Chapelle, La Cuve et autres lieux, lieutenant-colonel d’infanterie, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, lieutenant aux gardes françaises, conseiller du roi en ses conseils, grand bailli d’épée de la province de Vermandois, et dame Catherine Claudine de Guilmin son épouse, ledit sieur d’Ampleman de La Cressonnière cousin paternel dudit sieur de Combremont à cause de Marie Thérèse d’Ampleman d’Héricourt son ayeule.
  2. Mre Antoine Joseph de Charnacé, écuyer, seigneur de Lianne, lieutenant-colonel d’infanterie demeurant à Ardres, fils de Jean Jacques de Charnacé, écuyer, et de Marie Thomase Lecaffette, fille de Jacques François Lecaffette, sr de Huitmetz, bailli royal et maire perpétuel de la ville d’Ardres, et de dame Louise Françoise de Roubion, fille de Joachim de Roubion, écuyer, seigneur de la Wort-La Haye, et de dame Aliénor Ampleman sœur de ladite demlle Françoise d’Ampleman de La Cressonnière dont descendoit ladite Marie Thérèse d’Ampleman d’Héricourt ; ledit sieur de Charnacé aussi parent paternel.
  3. Sr Louis Blaise Guillaume vivant de ses biens demeurant à Nielles descendant dudit sieur Lecaffette du Huitmetz et en cette qualité aussi parent paternel.
  4. Messire Antoine de Saint-Just, chevalier, seigneur du Lordapt, Nielly, La Haucherie et autres lieux, conseiller du roi, lieutenant général civil et criminel au bailliage royal d’Ardres.
  5. Mre Antoine Louis Hubert Hercule de Saint-Just, chevalier, seigneur de la pairie d’Autingues, Fernehem, Préville, Scemalbreucq, Belleverdure, Colwide, Coppe et autres lieux, officier d’infanterie demeurant à Ardres ; lesdits sieurs de Saint-Just parents du sr de Combremont, et comme descendant de Jean Martel auteur des Roubion par la maison des Flahault de La Houssaye descendant de Chrétien de Framery leur auteur commun et par la famille de Dutertre.
  6. Garnier l’un des notaires et aussi parent par sa mère, sœur dudit sr Antoine de Saint-Just.
  7. Me Antoine Louis Marie du Lot, ancien lieutenant et maire de cette ville y demeurant.
  8. Me Antoine Guillaume Martre, prêtre curé de ladite paroisse de Louches.
  9. Me Jean Marie Harlé, demeurant en cette ville, seigneur de la vicomté d’Ophove, ces trois derniers amis dudit sieur de Combremont, qui a de plus consulté ou prévenu :
  10. Demoiselle Marie Josephe Nicole Elisabeth de Roghes de Bertehen, sa sœur.
  11. Louis François Palfart, sr de La Rougecambre.
  12. Marie Josephe Justine Palfart, enfants de feue dame Marie Louise Angélique de Roghes de Combremont, sœur dudit sieur comparant, et de feu Louis François Palfart seigneur de La Rougecambre qui d’un premier lit a eu Jacques Louis Joseph Palfart seigneur de La Rougecambre et de La Tourelle, maintenant lieutenant de chasseurs au service du roi de Prusse.

Et ladite demoiselle de Rudeval :

  1. Messire Balthasar Raoult, chevalier, seigneur de Maintenay, lieutenant au bataillon de Flandres, et dame de Cossette son épouse,
  2. Mre Charles Melchior Raoult, chevalier de Rudeval, sous-lieutenant dans la marine royale,
  3. Mre Louis Marie Raoult de Rudeval,
  4. Demlle Julie Raoult de Rudeval, frères et sœur de ladite demoiselle principale comparante,
  5. Mre Antoine François Marie Raoult, chevalier, seigneur de Buire, Chantraine, vicomte de Tautarville (?), son oncle paternel,
  6. Dame Armande de Saisseval, veuve de messire Gaspard Raoult de Maintenay, aussi son oncle paternel,
  7. Dame Felie (?) de Balincourt, veuve de messire du Wicquet, chevalier, seigneur baron d’Ordre, maréchal des camps et armées du roi, son grand oncle paternel,
  8. Dame de Saisseval, veuve de messire du Wicquet, écuyer, ancien lieutenant de roi de la citadelle de Calais,
  9. Dame Catherine de Guiselain des Barreaux, veuve de messire Pierre Delastre, chevalier, seigneur de Ménigard, Mépas et autres lieux,
  10. Messire Françoise Delastre, chevalier, seigneur de Ménégard, Mépas et autres lieux, et dame de Dalle son épouse,
  11. Dame Marie Thérèse Madeleine Delastre, mariée à messire de Laverdy, seigneur baron de Bernieulle,
  12. Damoiselle Rosalie Delastre ; tous enfants de messire Pierre Delaste, écuyer, frère germain de dame Delastre bisaïeulle paternelle de ladite demoiselle et parents paternels maternels dudit sieur de Roghes de Combremont ;
  13. Mre du Wicquet, seigneur baron d’Ordre, capitaine au régiment de Roussillon cavalerie, et chevalier de Malte, cousin germain du père de ladite demoiselle de Rudeval ;
  14. Mre du Wicquet, chevalier, seigneur du pan, parent au même degré ;
  15. Damoiselle du Wicquet d’Ordre aussi cousine issue de germain ;
  16. Dame Claude Marguerite du Wicquet, veuve de messire de La Boullie, lieutenant pour le roi des ville et gouvernement de Calais, grande tante à la mode de Bretagne ;
  17. Mre de La Tour de La Bouillie, écuyer, capitaine de dragons, demeurant à Calais ;
  18. Messire du Camp, chevalier, seigneur de Rosamel, maréchal des camps et armées du roi, cousin issu de germain du père de ladite demoiselle et aussi parent dudit sr de Combremont ;
  19. Dame de Cerf, veuve de messire de Saint-Martin, brigadier des armées du roi, parent dudit sr de Combremont et ladite dame grande tante à la mode de Bretagne du père de ladite demoiselle ;
  20. Mre Delastre, chanoine de la cathédrale de Boulogne ; tous représentés par messire Antoine François Marie Raoult, chevalier, seigneur de Chantraine &c oncle paternel de ladite demoiselle ;
  21. Me Froidarc, avocat en parlement et ancien échevin demeurant à Saint-Omer et demlle Rozé son épouse tante maternelle à la mode de Bretagne de ladite demoiselle ;
  22. Sr Jean Marie Bernet vivant de ses biens demeurant audit lieu de Leneque paroisse de Lisques, cousin issu de germain du même côté maternel ; et
  23. Sr Antoine Nicolas François Bernet, vivant de ses biens, demeurant à Dippendale paroisse de Bouquehaut, tant pour la demlle Desgrez son épouse que pour ses frères et sœurs, enfants de Nicolas Bernet, cousin maternel de ladite demoiselle.

Lesquels (…) etc.

Ainsi fait et passé en la maison de mond. Sieur Raoult de Chantraine audit lieu de Leneque en la paroisse de Lisques, le samedi dix-huit août mil sept cent quatre-vingt-sept après midi (…)