Contrat de mariage Wissocq-Codron (1760)

Contrat de mariage passé le 28 juillet 1760 au château de Crézecques, à Louches, devant maître Garnier, notaire à Ardres.

« Pardevant les notaires Royaux es Ville Bailliage et Gouvernement d’Ardres soussignés sont comparus Mr François-Achille-Maxime de Wissocq, Procureur fiscal de la Justice et Baronnie de Balinghem et Seigneurie de Saint-Martin, demeurant à Louches, majeur, fils, unique héritier de Sr François de Wissocq, deffunt, et d’encore vivante Marie Jeanne Guilbert son épouse, d’une part.

Marie Anne Antoinette Codron, fille aînée de deffunt Sr Jean François Codron à son décès Receveur fermier de la Baronnie de Crézecques et d’encore vivante Marie Anne Le Cocq, son épouse, demeurante au château de Crézecques paroisse de Louches d’autre part.

Lesquelles parties assistées savoir ledit Sr de Wissocq de :

  • ladite Marie Jeanne Guilbert sa mère ;
  • Michel Le Febvre laboureur demeurant à Sanghem et Marie Françoise de Wissocq son épouse sa tante paternelle germaine ;
  • Louis Banquart ancien marguiller de l’église de Nielles et Marie Marguerite de Wissocq sa femme sa tante paternelle consanguine ;
  • Sr Pierre Clément et du Sr Louis Jacques Clément demeurant à Zutkerque cousins germains paternels dudit feu Sr François de Wissocq ;
  • Sr Jean Louis du Clay demeurant à Brêmes, de Me Jean François Parent ancien échevin de la ville d’Ardres et Marie Françoise du Clay son épouse, lesdits du Clay cousins au quatrième degré paternel dudit Sr François Achille Maxime de Wissocq ;
  • Sr Pierre de Wissocq demeurant à Recques et de Sr Guillaume de Wissocq demeurant audit lieu, ses cousins du trois au quatrième degré paternel ;
  • Sr François Le Febvre demeurant à Sanghem et Isabelle Savary sa femme ;
  • Me Louis Jacques Le Febvre, prêtre, habitant en la paroisse de Guines ;
  • Sr Jean Marie Honvault demeurant à Nielles veuf de Marie Françoise Le Febvre ;
  • Florent Michaux demeurant à Rodelinghem et Marie Antoinette Le Febvre sa femme ;
  • et de Claude et Henry Le Febvre demeurant à Sanghem ;

Lesdits Le Febvre enfants dudit Michel et Marie Françoise de Wissocq ;

  • Sr Louis Baudouin Le Sage vivant de son bien demeurant à Louches, et Marie Anne Butor sa femme ;
  • Me Pierre Raimond Le Sage, prêtre, chanoine de l’église cathédrale de Saint-Omer ;
  • Sr Jean Louis Le Sage demeurant à Ostove paroisse de Zutkerque et Marie Louise Clément sa femme fille de Sr Jacques Clément frère germain desdits Pierre et Louis Jacques Clément ;
  • Sr Jean Claude Bremard demeurant à Lostebarne veuf de Marie Françoise Le Sage ;

Lesdits Le Sage enfants de feu Sr Louis Le Sage, qui étoit oncle maternel dudit feu Sr François de Wissocq, icelui étant fils du Sr Louis Jacques de Wissocq et de Françoise Le Sage fille de Pierre Le Sage et de Marie Declemy ;

Lesdits Guilbert enfants de feu Sr François Guilbert lieutenant bailly de Journy (oncle maternel dudit Sr François Achille Maxime de Wissocq) et de Marie Adrienne Queval son épouse ;

  • Sr Antoine François de Quehem son cousin germain maternel et de Thérèse Laliaux son épouse ;
  • Sr Jean Butor demeurant à Hermelinghem et de Madeleine de Quehem son épouse sa cousine germaine maternelle ;
  • Michelle de Fossé femme du Sr Nicolas Clippet demeurant au Loquin sa cousine maternelle du second au troisième degré ;
  • Louise de Fossé sœur de ladite Michelle, veuve du Sr Battel et femme en secondes noces du Sr Bourgeois demeurante à Houlfort ;
  • Sr Jean de Fossé demeurant à Colemberq cousin issu de germain maternel dudit Sr de Wissocq,
  • Sr Antoine Hochart, ci-devant à Hondrecoutre, à présent bourgeois de Saint-Omer et Anne Braure sa femme, cousine maternelle du second au troisième degré ;
  • Me Antoine Hochart prêtre habitué en l’église Saint-Nicolas de Boulogne, fils desdits Antoine Hochart et Anne Braure sa femme ;
  • Sr Adrien Matringhem demeurant à Surques et Catherine Braure sa femme, cousine maternelle du second au troisième degré ;
  • Du susdit Charles Clippet fils des premières noces de ladite Catherine Braure.

Et ladite Marie Anne Antoinette Codron de :

  • Ladite Marie Anne Le Cocq sa mère ;
  • Marie Françoise et Marie Jeanne Codron ses sœurs puînées ;
  • Sr Jacques Codron ancien échevin du pays de Bredenarde son oncle paternel, veuf de Françoise Hochart ;
  • Sr Jacques Codron et Marie Françoise Rohart sa femme ;
  • Louis Marie Henry et Jean Baptiste Codron ;
  • Jacques Dringbier et Marie Catherine Codron sa femme ;
  • Et de Jeanne Codron ;

Lesdits Codron enfants desdits Jacques Codron et Françoise Hochart ;

Lesdits Lavoisier enfants de ladite Isabelle Codron ;

  • Marie Marguerite Codron tante maternelle ;
  • Pierre Marie de Marque et Marguerite Bouchel sa femme et de Jean Marie de Marque et Marie Jeanne Rouellan ( ?) sa femme demeurant à Nielles, lesdits Demarque cousins germains paternels étant fils de Marie Jeanne Codron ;
  • Charles Dusigne demeurant à Louches, aussi cousin germain maternel étant fils de Jeanne Codron ;
  • Françoise Le Cocq tante maternelle veuve de Louis Briche demeurante à Yeuze paroisse de Landrethun ;
  • Louis et Marie Anne Briche enfants de ladite Françoise Le Cocq ;
  • Marguerite Le Cocq aussi tante maternelle veuve de Nicolas Honoré Thueur demeurant à Rodelinghem ;
  • Antoine Honoré Thueur et autres ses frères et sœurs enfants de ladite Marguerite Le Cocq ;
  • Marc Antoine Declemy fermier du château de Landrethun et de Marie Péronne Bomble sa femme ;
  • Louis Declemy fermier du château de Sept Fontaines et Françoise Francoville sa femme ;

Lesdits Declemy cousins germains maternels étant fils de feue Catherine Le Cocq ;

  • Sr Jean François Rozé demeurant à Cahem cousin germain maternel desdites Le Cocq ;
  • Mre Pierre Charles Raoult, Ecuier, seigneur de Rudeval et Dame Marie Jeanne Péronne Bernet son épouse fille de demle Marie Rozé qui étoit sœur germaine dudit Sr Jean François Rozé ;
  • Du susdit Sr Antoine Hochart cousin paternel du deux au troisième degré auxdites Le Cocq ;
  • Sr Jean Harlé demeurant à Alembon cousin issu de germain paternel auxdites Le Cocq ;
  • Me Thomas Harlé ancien maire de la ville d’Ardres cousin paternel du trois au quatrième degré audit Sr de Wissocq et du quatre au cinquième degré maternel de ladite Codron ;
  • Sr Charles Francoville vivant de son bien demeurant à Hondrecoutre et Catherine Hochart son épouse sœur germaine du susdit Sr Antoine Hochart bourgeois de Saint-Omer ;
  • Sr Charles Francoville et Dle Marie Jeanne Hochart sa femme, ledit Francoville fils dudit Charles et ladite Dle Marie Jeanne Hochart fille dudit Sr Antoine Hochart ;
  • Sr Pierre Trouille demeurant à Guines et Marie Anne Duval sa femme fille de Anne Hochart sœur desdits Antoine et Catherine Hochart ;
  • Jacques Thueur demeurant à Balinghem, fils de ladite Marguerite Le Cocq et de Marie Antoinette Michaux sa femme.

Ont par l’aveu de leurs dites mères, avant aucun lien de mariage projeté entre lesdits François Achille Maxime de Wissocq et Marie Anne Antoinette Codron qui se célébrera incessamment, fait les accords et conventions qui suivent. (…)

Ainsi fait et passé au château de Crézecques paroisse de Louches le vingt huit juillet mil sept cent soixante après midy et ont signé. »

Publicités

Notice sur la baronnie de Crézecques

Louches - Tour du guet (Base mémoire)

Introduction rédigée principalement à partir des informations publiées par J. de Pas dans sa Statistique Féodale de Saint-Omer (1924).

Cette seigneurie était l’une des neuf baronnies mouvantes de la châtellenie d’Ardres. Elle était située principalement sur la paroisse de Louches.

Les barons de Crézecques jouissaient alternativement des droits honorifiques en l’église de Louches, à savoir, ledit seigneur de Crézecques, les années paires, et le seigneur de Saint-Martin les années impaires. Il n’existe pas de mention de seigneur de Louches car les habitants de cette paroisse n’étaient assujettis à aucun des droits seigneuriaux suivants : droits de moulin, four banal, garenne, mesurage, ni foire ni marché, et par suite aucun droit de tonlieu, de ferrage ou de champart.

Néanmoins, le registre du revenu de l’église de Louches de 1646 consigne les droits du seigneur de Crézecques à se dire seigneur et fondateur de l’église de Louches. De plus, en 1698, dans le détail de l’étendue du bailliage d’Ardres, le nom de la comtesse de Rothelin, baronne de Crézecques, est indiqué comme seigneur de la paroisse de Louches.

Seigneurs et barons de Crézecques

1. Famille de Crésecques

L’ancienne famille de Crésecques, éteinte vers 1500 dans celle de Croÿ, possédait la seigneurie de Crésecques, aujourd’hui Crecques, près de Thérouanne. Les mentions suivantes montrent cependant qu’elle avait des biens à Louches et dans les paroisses voisines. J’ignore si cette famille tire originellement son nom de Crézecques (en Louches) ou de Crecques (près Thérouanne), et si elle a donné son nom à l’une de ces deux localités.

Au mois d’août 1248, Robert de Crésecques, chevalier, engage au prévôt de l’église de Saint-Omer, toutes ses dîmes à Louches, Nielles, Autingues et Ardres (L.-E. de La Gorgue-Rosny, Recherches généalogiques…, tome I, 1874, page 439).

Décembre 1257 : Robert, chevalier, seigneur de Crésecques, donne à l’abbaye de Licques et pour la fabrique d’une chapellenie en icelle, toutes ses dîmes à Nielles, Louches, Autingues et Ardres qu’il avait retirées au chapitre de Saint-Omer (L.-E. de La Gorgue-Rosny, L’état ancien du Boulonnais, 1873, page 187).

Il semble s’agir de la même personne que Robert de Crésecques, chevalier, sénéchal du royaume de Jérusalem, tué en 1269 dans une embuscade près d’Acre.

2. Famille de Courteheuse

Armes : « D’or à une croix de gueules », ou  « D’argent à la croix anchrée de gueules » (1).

Source principale :  Bibliothèque de Lille, manuscrit 295 : Floris Van der Haer, Généalogies de Flandre et d’Artois, tome III (XVIIe siècle).

La famille de Courteheuse a possédé les baronnies du Val en Surques et de Crézecques. Elle a pris ou donné son nom à un fief situé à Louches, tenu de la seigneurie de Sept-Fontaines (2).

  • Guillaume de Courteheuse, dit le Grand (3e fils d’Ancel, seigneur de Courteheuse, et d’Isabelle Tourment), nommé capitaine du château de la Montoire par le duc de Bourgogne en 1408. Marié avec Agnès de Dixmude (alias de Donquerre). D’où :
    • Guillaume, dit le Petit, qui suit.
    • Jeanne de Courteheuse, mariée avec Georges d’Ardres.
    • Chrétienne de Courteheuse, mariée avec Jean de La Cressonnière.
  • Guillaume de Courteheuse, dit le Petit, seigneur de Crézecques et de Cocove, seigneur de Moyecque (1466). Mort à la bataille d’Enguinegatte, le 7 août 1479 (L.-E. de La Gorgue-Rosny, Recherches généalogiques…, tome I, 1874, p.427). Marié avec Alix de Licques. D’où :
  • Georges (alias Jean) de Courteheuse, chevalier, seigneur de Crézecques et de Wavrans. Il hérite de feu Jacques, son frère, le fief de Moyecque en 1473 (Jacques, qualifié 2e fils de Guillaume, avait payé le relief pour ledit fief à la châtellenie de Tournehem en 1470). Marié en 1489 à Boulogne avec Jeanne d’Anvin de Hardenthun. D’où :
  • Jean de Courteheuse, seigneur de Crézecques et de Moyecque, fiefs qui furent hérités vers 1520 par son cousin Guillaume d’Ardres.

3. Famille d’Ardres

Armes : « D’argent à l’aigle de sable membrée et becquée de gueules » (3).

Voici la liste chronologique des membres de cette famille ayant possédé la baronnie de Crézecques. Je n’ai pas été en mesure de prouver la filiation, donc il est possible que le successeur d’un précédent seigneur soit son frère ou son neveu (notamment à la génération de Guillaume, Jacques et François d’Ardres, qui sont très rapprochés).

  • Georges d’Ardres, marié vers 1430 avec Jeanne de Courteheuse. Il pourrait s’appeler Jean et non Georges, d’après la mention suivante : vente en 1436 d’une terre à Leulinghem-lès-Etrehem par Jean de Sainte-Aldegonde « à Jean Dardre le jeune et Jeannet sin fils issus de Damlle Jeanne Courteheuse » (A.D. du Nord, manuscrit B16.053).
  • Jeannet (mentionné ci-dessus) pourrait être le même que Jean d’Ardres, qui comparaît en 1474 pour des fiefs tenus de la châtellenie de Saint-Omer, et qui est qualifié seigneur de Crézecques en même temps que ses cousins Courteheuse.
  • Guillaume d’Ardres est l’héritier de Jean de Courteheuse, seigneur de Moyecque et Crézecques, vers 1520.
  • Jacques d’Ardres est qualifié seigneur  de « Querzecques » en 1537.
  • Antoine d’Ardres (sans doute fils de Flour et de Jeanne Clabaut (6)), chevalier, seigneur de Crézecques et Vercourt, bailli d’Ardres, signataire de la Ligue en 1576, allié avec Marguerite de Marsilly, d’où trois filles :
    • Louise d’Ardres, fille aînée, mariée par contrat du 24 mai 1612 (7) avec Gabriel de Pierrevive, chevalier de l’ordre du Roi, baron de Lezigny et de la Queue en Brie. Le 27 septembre 1612, Louise d’Ardres a bénéficié d’une donation de son père portant sur la totalité de ses « biens meubles, acquêts et conquêts immeubles ».
    • Françoise d’Ardres, dame de Crézecques, alliée par contrat du 1er décembre 1611 (8) avec Philippe de Biencourt, chevalier, seigneur de Poutrincourt, fils aîné de Jacques et de Renée de Fumechon. Philippe est mort le 14 octobre 1626.
    • Marguerite d’Ardres, dame et baronne de Crézecques, morte en 1637, alliée le 14 août 1612 avec Charles de Biencourt (9)frère cadet de Philippe. Charles de Biencourt était conseiller et maître d’hôtel ordinaire du Roi, chevalier de son ordre, écuyer de la Grande Ecurie et commandant son Académie.

4. Famille de Biencourt

Voir La Chesnaye des Bois, Dictionnaire de la noblesse, tome XV (ou 3e supplément), Paris, 1786, pages 84-87.

La baronnie de Crézecques est restée dans la famille de Biencourt jusqu’à la Révolution. Après la mort de la comtesse de Rothelin, c’est la branche de Poutrincourt qui hérita de Crézecques.

Notamment, le 2 décembre 1765, Michel-Charles-Louis de Biencourt de Poutrincourt (né le 20 février 1732), a rendu foi et hommage au roi, en sa chambre des comptes de Paris, de la baronnie de Crézecques, près Ardres.

Le 6 février 1784, c’est Charles-Louis de Biencourt de Poutraincourt, grand-bailli d’Ardres, baron haut justicier de la baronnie de Crézecques-lez-Louches en Ardrésis, qui a rendu un aveu et dénombrement de ce fief (cf. ci-dessous).

Fiefs mouvants de la baronnie de Crézecques, d’après l’aveu de 1784

Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans la liste de fiefs ci-dessous sont tirées de « l’aveu et dénombrement de la baronnie de Crézecques », rendu par Charles-Louis de Biencourt de Poutraincourt, grand-bailli d’Ardres, le 6 février 1784 (Archives Nationales, Q1 906).

  • Bailleul (à Louches) : « Maistre Henry-Joseph Blanquart, seigneur de Septfontaines, tient en fief foy et hommage un fief et noble tenement nommé Bailleul. » (article n°16)
  • Beque (à Landrethun-lès-Ardres) : « Marie-Adrienne Queval, veuve Fr. Guillebert….. dix mesures de terre au terroir et dîmage de Landrethun , nommées fief de la Beque » (article n°32)
  • Berthem (à Louches et Zutkerque) : fief divisé
    • « Ant.-Jos. de Roghes, seigneur de Combremont, Héricourt, Lianne, fils et
      héritier de dame Marie-Th. Ampleman d’Héricourt…. fief de Bertehem »
    • « J.- Bte. Canin, seigneur de Wissocq, et, en partie de Bertehem, héritier de
      François Canin, acquéreur de Lecafette, sr de Lianne, fils de dle L.Fr. de Roubion, tient en un fief noble un éclissement du fief de Bertehem. »
    • « Le sr Charles Francoville et ses enfants qu’il eut de feu Marie-Jeanne Hochart, acquéreurs de Jean Raymond Caniac et Antoinette Hochart, fille d’Antoine Hochart et d’Anne Braure, acquéreurs de Jacques-Alexandre de Cavelier…. éclissement du fief de Berthem que tenait jadis Antoine d’Audenfort. »
  • Le Bisvel ou Bisvet (à Zouafques et Louches) : « P.-M.-Ant. d’Ampleman, seigneur de Wolphus, Ampleman, la Cressonnière… le Bisvet. » (Dénombrement du fief d’Ampleman, 1789, Archives Nationales, Q1 906)
  • Bouchard (à Louches) : « fils de Charles Joseph Ignace Le Febvre écuyer sgr de Halles (appelé le Sr Lefebvre) pour le fief Bouchard. » (article n°21)
  • La Cuve (à Louches) : « Sr Ampleman » (article n°9)
  • Ecueil (à Louches) : « Jean-Bapte-Joseph Le Camu, sr de Warner tient en fief et hommage un fief et noble tenement nommé Ecueil, séant aud. village de Louches. (…) Terres tenant vers nort à la rue d’Ecueil conduisant du chemin de Leulène à la chapelle St Louis …  »
  • L’Epine (près d’Ardres) : « H.-J. Blanquart, seigneur de Sept-Fontaines, tient du Baron de Crésecques un fief et noble tenement nommé l’Epine, à cause duquel il a vassaux tenanciers au lieu nommé L’Epine, traversé par le chemin anglais de Tournehem à Guisnes. » (article n°17)
  • Glameur (à Ardres) : fief divisé
    • « Le sr d’Auchel, fils de dame d’Auchel, soeur et héritière de dame Madeleine-Charlotte-Thérèse-Armande de Mauser, tient deux esclicements du fief Clameur. »
    • « La fabrique de l’église de Saint Omer tient un esclicement du fief Clameur. »
    • « L’hôpital Saint-Nicolas des pauvres d’Ardres tient un esclicement dud. fief
      Clameur. »
  • Lionnel (à Louches) : « Louis Bomble, fils Jean… fief Lionnel. » (article n°22)
  • Le Merle (à Ardres) : « Le Couvent des Carmes de la ville d’Ardres » (article n°18)
  • Morin (à Louches) : « enfants de Joseph Etienne Marcotte sgr de Noyelles, fief Morin s’étendant sur quatre mesures de terres. » (article n°25)
  • Parmentier (à Louches) : « François Achille Maxime de Wissocq et Marie Anne Antoinette Codron sa femme (…) Ledit Sieur de Wissocq fils de François tient en fief foy et hommage un lieu manoir amazé de maison et autres bâtiments séant audit Louches, contenant une demy mesure nommé le fief Parmentier listante vers midy et aboutante vers orient à la rue qui conduit de l’Eglise de Louches à Saint Martin, vers nord audit Sieur de Wissocq, vers occident au sept quarterons que ledit Seigneur Baron de Crezeques tient de Courteheuse pour quoy le dit Sieur de Vissocq doit audit Seigneur Baron de Crezeques six sols parisis de relief en changement d’homme » (article n°24)
  • Rusquehem : [Le Sr Donjon, seigneur de St Martin en Louche, de Rusquehem et de la baronnie de Balinghem]
  • Volga : « Philippe-François et André-Joseph des Enfans, éc. sr de Hondrecoutre »

Notes :

(1) Sceau d’Ansel de Courteheuse, écuyer, en 1383 (Clairambault n°2903).

(2) Ou de la baronnie de Balinghem, car il y a un aveu du 24 juillet 1508, par Ernoult Courteheuse au baron de Balinghem pour le fief de Courteheuse, à Louches.

(3) Antoine d’Ardres, écuyer, seigneur de Crézecques, écartelait ces armes de celles de Courteheuse.

(4) Née vers 1530, fille de Pierre de Chépoix, seigneur d’Eulles, et de Jeanne de Rubempré. Pierre était le frère de Méry de Chépoix, seigneur de Clerques, Wissocq et Bonningues.

(5) Antoine d’Ardres, chevalier, baron de Crézecques, était tuteur des enfants mineurs de François d’Ardres, chevalier, seigneur de Fécamp, héritiers de la dame de Deuillet.

(6) En effet, je lis dans Rosny : « Les héritiers Jeanne Clabaut, fief à Vercourt ». Or cet Antoine d’Ardres était seigneur de Vercourt.

(7) Archives Nationales, Y 152, Registres des insinuations du Châtelet de Paris (1608-1615), fol. 387, Notice n° 6237 : « Gabriel de Pierrevive, chevalier de l’ordre du Roi, baron de Lezigny et de la Queue en Brie, et Louise d’Ardres, sa femme : contrat de mariage par lequel Antoine d’Ardres, chevalier, seigneur et baron de Crezecques, père de Louise d’Ardres fait donation à sa fille d’une maison à Paris rue des Poulies appelée l’hôtel de Cipierre, d’un lit monté, de vaisselle d’argent et de tapisseries. » 

(8) Archives Nationales, Y 152, Registres des insinuations du Châtelet de Paris (1608-1615), fol. 124, Notice n° 5992 : « Philippe de Biencourt, chevalier, seigneur de Poutrincourt, et Françoise d’Ardres : contrat de mariage. Par ce contrat Philippe de Biencourt déclare posseder les terres de Poutrincourt, Saint-Mauvis, Fresneville, Epaumesnil, appartenances et dépendances et Antoine d’Ardres, chevalier, baron et seigneur de Cresecques, père de Françoise d’Ardres promet de donner à sa fille une maison aux faubourgs de Paris, hors la porte de Saint-Germain des Prés, appelée l’hôtel de Champrenard et une rente de 3000 livres tournois. » 

(9) Charles se remaria par la suite en 1635 avec Gabrielle de Pluvinel, d’où Charles II de Biencourt, auteur de la branche de Poutrincourt, qui héritera de Crézecques après la mort de la comtesse de Rothelin. Au 17e siècle, le quint de Crézecques était revendiqué par la famille de Belloy de Landrethun.