Famille d’Audenfort

La famille d’Audenfort tire son nom d’un village situé dans la paroisse de Clerques (Pas-de-Calais), dont la seigneurie appartenait autrefois à l’abbaye de Saint-Bertin (donation du comte Walbert). La famille d’Audenfort porte donc un surnom d’origine, n’ayant pas possédé cette seigneurie, contrairement à ce qui a pu être avancé au 18e siècle dans certaines généalogies (notamment le manuscrit 891, t.1, page 859 de la Bibliothèque de Saint-Omer).

Ce surnom leur vient peut-être du fait qu’ils tenaient le premier rang parmi les familles du village d’Audenfort, en tant que représentants de l’abbaye de Saint-Bertin : plusieurs d’entre eux ont en effet exercé la fonction de bailli de l’abbaye (dès 1342 avec Colard d’Audenfort, cf. Histoire Sigillaire de Saint-Omer, p.43-44), et tenu en bail les biens de l’abbaye à Audenfort (maison seigneuriale et terres), ce qui leur conférait localement une certaine notoriété et un train de vie confortable.

Suivant l’opinion du savant historien audomarois Justin de Pas (Statistique Féodale, vol. 3, page 1011), la famille noble d’Audenfort (seigneurs de Tatinghem, La Poterie etc.) et celle de laboureurs partageraient la même origine. A l’appui de cette opinion, on s’aperçoit que le premier ancêtre de la famille noble, Willaume d’Audenfort (reçu bourgeois de Saint-Omer le 6 avril 1396, cf. Archives Communales de Saint-Omer, LIX), ne portait pas encore le titre d’écuyer et était « né de la ville d’Audenfort ». De son côté, la famille restée à Audenfort y vivait encore au 16e siècle et s’est réfugiée à Saint-Omer à cause des guerres, avant de s’installer à Zudausques.

Sommaire :

Armes

  1. Premiers porteurs du nom
  2. Branche anoblie (seigneurs de Tatinghem, La Poterie etc.)
  3. Branche noble des seigneurs de Grandvilliers (non reliée)
  4. Branche roturière restée à Audenfort
  5. Branche de Boulogne-sur-Mer (non reliée)
  6. Branche de Montreuil-sur-Mer (non reliée)
  7. Autres individus non reliés

Sources

Notes


Armes :

  • Une tête de sanglier (1326, 1340)
  • D’argent à trois molettes de sable, 2 & 1, écartelé (en général) d’hermines à trois tours de gueules (cf. d’Hozier, Armorial Général, côté Picardie, page 288 : Robert François d’Audenfort, écuyer, seigneur de La Poterie, Blanc-Chevalier)
Sceau de Colard d'Audenfort, 1340
Sceau de Colard d’Audenfort, 1340
Sceau d'Aleaume d'Audenfort, 1417
Sceau d’Aleaume d’Audenfort, 1417
Sceau de David d'Audenfort, 1504
Sceau de David d’Audenfort, 1504

1. Premiers porteurs du nom

Voici les premiers personnages connus portant le nom « d’Audenfort » :

  • Siwold d’Audenfort, sans doute un clerc, est cité en 1066 dans une charte, avec Litbert et Tetbolde de Cosebrone, Galand de Licques et Robert d’Audrehem (Cartulaire de Saint-Bertin, t. I, n°80, p. 117).
  • Winemar de Oldenfort apparaît comme témoin d’une charte d’Adèle de Fiennes à l’abbaye d’Andre en 1099 (Cartulaire de Saint-Bertin).
  • Gozon d’Audenfort est cité dans une charte de Saint-Bertin de l’an 1137 environ (t. I, n°134, p. 192).

A partir du 12e siècle et avec la fixation des noms de famille héréditaires, on peut supposer que les individus suivants appartiennent bien à la famille d’Audenfort :

  • Colard d’Audenfort, bailli de l’abbaye de Saint-Bertin (1326), cité comme tel dans des chartes du 20 mai 1340 (t. IV, n°174, p. 333), du 3 septembre 1343 (t. IV, n°185, p. 359) et du 20 février 1348 (t. IV, n°204, p. 416). Son sceau : une tête de sanglier.
  • Jean d’Audenfort, écuyer (1), est placé capitaine d’Audrehem avec quatre arbalétriers en 1372 (Rosny, citant D. Grenier, paq. 7, n°3).
  • Jean d’Audenfort, bailli de l’abbaye de Saint-Bertin, cité dans une charte du 25 mars 1376 (t. V, n°144, p. 227)

Par ailleurs, il va sans dire que les 5 premiers degrés donnés dans la généalogie complaisante de la Bibliothèque de Saint-Omer (manuscrit 891, t.1, page 859) sont probablement fantaisistes (qualifications erronées, chronologie bancale, individus dont l’existence n’est confirmée par aucune charte). Je les donne uniquement à titre illustratif :

  1. Gomart d’Audenfort, vivant en 1310, père de :
  2. Charles d’Audenfort, marié avec Blanche d’Arleux, dame de Neufchastel, d’où :
  3. Henri d’Audenfort, marié avec Bonne de Barbesan, d’où :
  4. Jacques d’Audenfort, qui écartela les armes de son père et de sa mère. Marié avec Barbe de Thiembronne, d’où :
  5. Bourcq (?) d’Audenfort, marié avec une demoiselle de Seninghem, d’où Guillaume d’Audenfort (Willaume) dont l’existence est prouvée et qui forme le premier degré de la branche noble.

2. Branche anoblie (seigneurs de Tatinghem, La Poterie etc.)

I. Willaume d’Audenfort (†1405)

« Né de la ville d’Audenfort », reçu bourgeois de Saint-Omer le 6 avril 1396, mort en août 1405. Il épousa Jeanne Vanubin (ou plutôt Raoulin, car son fils Aleaume d’Audenfort est dit neveu de Baudin Raoulin dans les comptes des argentiers, 1420-1421), d’où :

II. Aleaume d’Audenfort († après 1447)

Premier de sa famille à être qualifié d’écuyer dans les actes. Il fut lieutenant du château de Saint-Omer de 1416 à 1427, puis échevin de Saint-Omer de 1427 à 1447.

Il épousa Marie de Steenstraet (alias « de Le Pierre Rue »), fille de Gilles et de Jeanne Le May. D’où les enfants suivants :

  1. Clay d’Audenfort, cité dans les comptes des argentiers (1436 à 1460).
  2. Allard d’Audenfort, religieux à Bergues, cité également dans les comptes des argentiers (1436 à 1473), mort en mars 1474.
  3. Julien d’Audenfort, qui suit.
  4. Guillaume d’Audenfort, reçu bourgeois de Saint-Omer le 2 décembre 1435 (« Willaume Daudenfort fils sieur Alleame»), receveur d’Artois au quartier de Saint-Omer après son beau-père, mayeur de Saint-Omer en 1474 et 1476. Il épousa Marie de Longpré (fille d’Alleaume de Longpré, écuyer, seigneur de Le Helle, receveur de Saint-Omer), d’où :
    1. Jeanne d’Audenfort,mariée avec Henri de Cocquiel (alias Cocquet), d’où entre autres :
      1. Eustache de Cocquiel (alias Cocquet), allié avec Béatrix d’Audenfort (cités dans une charte de Saint-Bertin), fille de Jean d’Audenfort et de Blanche de Crésecques.
  5. Jean d’Audenfort, seigneur de Carlewicq en 1452 (par sa mère), fief situé à Hallines. Homme de fief du comté de Boulogne vers 1477.
  6. Marie d’Audenfort
  7. Bonne d’Audenfort

III. Julien d’Audenfort († vers 1489)

Ecuyer, seigneur de Neufchastel, fieffé de Fauquembergues, Tournehem, Saint-Omer, Colemberg et Beuvrequen, échevin de Saint-Omer de 1448 à 1467 puis mayeur de Saint-Omer de 1469 à 1473, échevin en 1477, et à nouveau mayeur en 1481, 1483 et 1485. Julien d’Audenfort a fondé en 1484 la chapelle Saint-Julien dans l’église Saint-Denis à Saint-Omer (2). Son testament est daté du 28 janvier 1489 à Saint-Omer, avec un codicille du 20 mars de la même année (3).

Il épousa Jacqueline de Metkerque (4), dame de Fontaine, puis Jeanne d’Averhout dite de Helfaut, qui fit son testament à Saint-Omer le 20 décembre 1486 (5).

D’où :

  1. (1er mariage) Antoine d’Audenfort, qui suit.
  2. (2e mariage) David l’Aîné d’Audenfort (qualifié fils de Julien et de Jeanne d’Averhout dans la charte du Val de Sainte-Aldegonde n°648 du 10 mai 1467), auteur de la branche cadette (seigneurs de La Poterie), rapportée plus loin.

IV. Antoine d’Audenfort († avant 1491)

Seigneur de Fontaine. Il épousa Marie de Wissocq, dame de L’Hoir d’Eperlecques.

D’où :

V. David d’Audenfort, dit le Jeune († vers 1528)

Seigneur de Fontaine, Coiselin, Parquet, Lavoir de Zutkerque et de L’Hoir d’Eperlecques (1512), homme-lige de Recques (1517). Echevin de Saint-Omer en 1528, décédé après le 21 janvier 1528.

Il épousa sa cousine Antoinette de Wissocq († après le 31 octobre 1530), dame de Tatinghem. Ils eurent :

  1. Jeanne d’Audenfort, citée en 1503. Sans doute morte en jeunesse.
  2. Antoine d’Audenfort, qui suit.
  3. François d’Audenfort, tige de la branche des seigneurs d’Audenthun.
  4. Claire d’Audenfort, épousa vers 1530 Philippe de Rebecque, seigneur de Blendecques et de Hallines, gouverneur de l’hôpital Saint-Jean en 1539.
  5. Antoinette d’Audenfort, épousa le seigneur de Rély.
  6. Adrien d’Audenfort, seigneur de Cohen (1540) et de Leulinghem (1554). Il est cité avec Louis de Rebecque, écuyer, seigneur de Blendecques (fils de Claire d’Audenfort) dans le contrat de mariage de Georges de Beaurains, écuyer, seigneur de Buroeulles, avec Madeleine du Gardin le 11 novembre 1557 à Saint-Omer. Il est cité également comme frère d’Antoine d’Audenfort.

VI. Antoine d’Audenfort  († vers 1554)

Cité dès 1503. Seigneur de Tatinghem, Parquet et du Lavoir de Zutkerque, il achète le fief de Mernes à Louis de Ghistelles (1533). Avoué de l’hôpital Saint-Jean de 1543 à 1554. Inhumé à Saint-Omer dans l’église Sainte-Aldegonde, suivant son testament, daté du 1er juillet 1551.

Il épousa vers 1527 (6) Claudine de Bulleux, d’où :

  1. Marie d’Audenfort, fille aînée, dame de Mernes et de Noeufrue (1555), avait des fiefs à Recques et à Zutkerque (1555). Par contrat passé le 7 septembre 1555 à Saint-Omer, elle s’est mariée avec Charles de Sucre, chevalier, seigneur de Bellain, capitaine d’une enseigne de gens de pied, gentilhomme de la maison de l’empereur. Dans son contrat de mariage, elle est dite « fille et principale héritière de défunt Anthoine d’Audenfort à son trépas écuyer, seigneur de Tatinghem, Fontaine etc., qu’il olt de damoiselle Claude de Bulleux sa compaigne ». Elle était assistée de sa mère, de messire Philibert de Bulleux, chevalier, seigneur de Cremaisnil, gentilhomme de la maison de l’Empereur, son oncle, et de Louis de Rebecque, écuyer, seigneur de Blendecques, Hallines, son cousin germain.
  2. Jeanne d’Audenfort, dame de Saint-Omer à Tatinghem et de Mernes après sa sœur (aveux datés de 1557, elle est encore citée dame de ces fiefs en 1605), dame de Fontaine et de Tatinghem. Elle se mariage 2 fois : (i) avec Jean de Pellary, sans enfant, puis (ii) par contrat passé le 27 janvier 1559 à Saint-Omer, avec Philippe de Wignacourt, seigneur de Flêtres. Dans ce contrat, elle est accompagnée de noble damoiselle Claude de Bulleux, sa mère, et de Louis de Rebecque, écuyer, seigneur de Blendecques, Hallines, son cousin-germain. Elle était veuve de Philippe de Wignacourt lorsqu’elle a assisté au contrat de mariage entre Jehan de Beaurains et Jehenne Huldebourcq, le 4 janvier 1573 à Saint-Omer. Elle hérita en 1599 et 1601 de Wolfet et du Bois de Loo, fiefs venus de Josse de Milleville, son cousin éloigné.
  3. Françoise d’Audenfort, fille dernière, fiefs à Tatinghem (1555), épousa Gabriel de La Cour, sans hoir. Douairière d’Echoult en 1569.

Branche des seigneurs d’Audenthun (à Zudausques)

VI. François d’Audenfort (†1551)

(Fils de David d’Audenfort et d’Antoinette de Wissocq.)

Seigneur d’Audenthun (à Zudausques), de Coiselin et de L’Hoir d’Eperlecques. Décédé le 24 mars 1551 (7). Il épousa d’abord Barbe de La Fosse († 30 mars 1540), puis Marie Gosson († 22 février 1544), sans enfant du 2e mariage.

D’où (du 1er mariage) :

VII. François II d’Audenfort (†1562)

Ecuyer, seigneur d’Audenthun, de Coiselin et de L’Hoir d’Eperlecques. Né vers 1537, il est dit âgé de 21 ans dans un acte du 18 février 1558, dans lequel noble homme Louis de Rebecque, seigneur de Blendecques, Hallines, son tuteur et avoué, reçoit en son nom 480 florins de Jehan Dambricourt, bourgeois. Il a également reçu 350 florins le 23 décembre 1559, de Jacques Malbrancque, bourgeois et marchand de Saint-Omer (Gros de Saint-Omer).

Il s’est marié par contrat passé le 9 janvier 1560 à Saint-Omer avec damoiselle Barbe de Rebecque, dame du Coustre, fille de feu noble homme Bernard de Rebecque, écuyer, et de damoiselle Anne du Gardin. L’époux était accompagné de Louis de Rebecque, écuyer, seigneur de Blendecques, Hallines, et d’Antoine de Rebecque, écuyer, ses cousins-germains, tandis que l’épouse était assistée de damoiselle Madeleine du Gardin, veuve du seigneur de Buroeulles, sa cousine germaine, Claude de Bulleux, veuve du seigneur de Tatinghem, sa cousine, et Hercule Le Reverse, écuyer, seigneur de Novion.

Il est mort le 16 novembre 1562 (7), âgé de seulement 24 ans, laissant une unique fille :

  1. Anne d’Audenfort († avant 1611), unique héritière, dame d’Audenthun et de L’Hoir d’Eperlecques, épousa par contrat passé devant notaire à Saint-Omer en 1580 Antoine de Berghes, seigneur de Boyeffles.

Branche cadette (seigneurs de La Poterie)

IV. David d’Audenfort, dit l’Aîné († vers 1527)

(Fils de Julien d’Audenfort et de Jeanne d’Averhout.)

Echevin de 1480 à 1486, accusé de trahison en 1488, puis de nouveau échevin de 1501 à 1526.

Il épousa Julienne de Clarques, fille de Baudouin seigneur de la Poterie (8) , laquelle a fait son testament en 1508 (3e registre aux testaments, f° 188), d’où :

  1. Jeanne d’Audenfort (non citée dans le testament de sa mère), mariée avec Jacques de Morcamp, d’où Jeanne de Morcamp, mariée avec Michel Bauwin. Suivant un acte passé devant notaire à Saint-Omer le 7 novembre 1566, Michel Bauwin et demoiselle Jehanne de Morcamp, sa femme, nièce et héritière en cette partie de défunte damoiselle Marie d’Audenfort, à son trépas veuve  de feu Jean d’Ausque, en son vivant écuyer, seigneur de La Tour d’Ausque, reçoivent 17 florins d’Anthoine de Boutry, seigneur de Smeelinghe.
  2. Marie d’Audenfort, décédée vers 1566, épousa Jean d’Ausque († avant 1532), seigneur de la Tour d’Ausque (à Zudausques). Elle a vendu le fief de Carluicq en 1562 à Louis de Rebecques, seigneur de Blendecques.
  3. Mathieu d’Audenfort, sans postérité, donne aveu pour le fief de Campagne en 1530, et pour ses fiefs tenus de l’évêché de Thérouanne vers 1540. Il épousa Isabeau de La Cornehuse. Il est mort vers 1542, année où son frère et héritier Raphaël donne aveu pour le fief de Campagne.
  4. Raphaël d’Audenfort, qui suit.
  5. Marguerite d’Audenfort, épousa Allard Loÿs, décédé avant 1542. Sans enfant. Dans le Terrier de Tournehem, en 1542, on lit : « Fief à Bainghen, occupé par les prédécesseurs de Dle Margueritte d’Audenfort, veuve de feu Allard Loys, par Jean Marissal, bourgeois marchand à St-Omer. »
  6. Kateline d’Audenfort, épousa François de Cebecque (?), seigneur de Liloy. Sans enfant.

V. Raphaël d’Audenfort († avant 1564)

Seigneur de Neufchastel et de Caudembourg, donne aveu pour une rente venue de Julien de Griboval en 1521, pour ses fiefs tenus de l’évêché de Thérouanne vers 1540. Il épousa Isabeau du Biez, d’où :

  1. Anne d’Audenfort, épousa Charles de La Viesville, sans enfant.
  2. Antoinette d’Audenfort, épousa Charles d’Offay, dont les descendants ont hérité de Caudembourg.
  3. Gomard d’Audenfort, seigneur de Caudenbourg, épousa Jossine L’Heuier. Il était mort en 1611/1612 et avait fait un legs à ses 9 neveux et nièces, enfants de feue Jeanne d’Offay et de Gilles de Poix.
  4. François d’Audenfort, qui suit.
  5. Jeanne d’Audenfort, religieuse au monastère de Bourbourg. Elle se vit reconnaître par acte passé devant notaire à Saint-Omer, le 18 novembre 1564, par François d’Audenfort, son frère, écuyer, fils et héritier de feu Raphaël d’Audenfort, la rente créée par son père et qu’il doit lui verser.
  6. Louise d’Audenfort, épousa Jean Grimar, puis Jacques Deivuis, puis Robert de Vaulx, seigneur de Moucroux, fils de Jean.

VI. François d’Audenfort (†1588)

Seigneur de Neufchastel, de Campagne (1553), mayeur d’Aire de 1584 à 1588. Il épousa d’abord Marie de Dixmude, puis se remaria avec Marguerite de Vrient.

D’où :

  1. (1er mariage) Jean d’Audenfort, épousa Jeanne de Haveskerque, sans descendance.
  2. (2e mariage) Lamoral d’Audenfort, qui suit.

VII. Lamoral d’Audenfort († après 1632)

Chevalier (1623), seigneur de La Poterie (par achat de Philippe de Bersacques, cf. le rappel de cette acquisition dans la transaction n°9 du 20 février 1609 au Gros de Saint-Omer) et de Campagne. Mayeur de Saint-Omer (1629, 1632).

Il épousa Marie de Lannoy, fille d’Antoine, seigneur d’Herbinghem, d’où :

  1. Christophe-Lamoral d’Audenfort, qui suit
  2. Anne-Marie d’Audenfort, mariée le 5 mars 1648 avec Robert-François Le Vasseur (1630-1677), écuyer, seigneur de Bambecque. Encore vivante en 1699.
  3. Philippe d’Audenfort, écuyer, seigneur de Bermersch, encore vivant en 1676.

VIII. Christophe-Lamoral d’Audenfort

Seigneur de La Poterie, épousa Anne Le Merchier, d’où :

  1. Philippe-François d’Audenfort, écuyer, seigneur de La Poterie et Blanc-Chevalier, sans hoir de son mariage en 1680 avec Marie-Anne Laurin (contrat de mariage le 7 juin 1680 à Saint-Omer). Elle était veuve de Jean-Baptiste Delattre.
  2. Robert-François d’Audenfort, qui suit.
  3. Adrienne-Françoise d’Audenfort, mariée le 10 décembre 1697 à Selles avec Antoine Le Caron, écuyer, seigneur du Vivier et de La Massonnerie (dont descendance).

IX. Robert-François d’Audenfort († après 1700)

Ecuyer, seigneur de la Poterie et de Blanc-Chevalier, reçu bourgeois de Saint-Omer en 1700. Il déclara ses armes à l’Armorial Général (côté Picardie, page 288).

Il épousa Marie-Thérèse de Siroy, d’où :

X. Philippe-François-Joseph d’Audenfort († après 1752)

Chevalier, seigneur de La Poterie, mayeur de St-Omer en 1752, épousa Marie-Catherine-Isabelle de Lattre, sans enfant.

3. Branche des seigneurs de Grandvilliers (non reliée)

Cette branche vivait en Picardie et était au service du roi de France. On les trouve mentionnés notamment par Louis-Pierre d’Hozier, dans son Armorial Général de la France, seconde partie, 1764, page 1012 :

  1. Jean d’Audenfort (dont l’origine est inconnue), seigneur de Grandvilliers, chevalier de l’ordre du roi, s’est marié avec Marguerite de Riencourt, fille de Hugues, seigneur de Riencourt, et de Marie de Lameth. Marguerite de Riencourt était veuve au moment du mariage de sa fille (1583). D’où :
  2. Marguerite d’Audenfort (†1644), dame de Riencourt, Grandvilliers, Franqueville et Saint-Léger, qui quitta les armes de sa maison pour celles de Riencourt (d’argent à trois fasces de gueules). Elle épousa le 21 mai 1583 Charles de Tiercelin (1563-1589), seigneur de Saveuse, lequel porte d’argent à trois tierces d’azur, fils d’Adrien de Tiercelin seigneur de La Brosse et de Barbe Rouault, dame de Saveuse (Thibault Rouault, seigneur de Riou, gouverneur de Hesdin, mort en 1556, marié avec Jeanne de Saveuse, héritière dudit lieu). Elle se remaria avec Charles de Joyeuse, seigneur d’Espaux et marquis de Sy (†1614). Elle paraît le 29 janvier 1615, comme dame de Saveuse et de Riencourt.

Par ailleurs, le volume 20 des Mémoires de la Société académique d’archéologie, sciences et arts du département de l’Oise (Beauvais, 1909, pages 928 et 930) donne également un certain Jean d’Audenfort, seigneur de Grandvilliers, comme second mari de Guillemette, bâtarde de Créquy. Ils seraient les parents d’Antoinette d’Audenfort, dite « de la maison de Saveuse », mariée le 11 février 1601 avec messire Guy de Carvoisin, chevalier, seigneur de Songeons (ou Sougeon), dont elle était veuve le 11 octobre 1627 (ce qui semble authentique).

D’après la généalogie de la maison de Créquy (Père Anselme, 3e édition, volume 6, Paris, 1730, page 785), Guillemette de Créquy (inhumée en 1585 à Brouage) serait veuve en 1ères noces  de Pierre Lyon, seigneur de Varennes, et se serait alliée en 3e noces avec Jean de Rivery, chevalier, seigneur de Potonville, lieutenant pour le roi à Brouage (†1604).

Néanmois, cette filiation soulève a plusieurs difficultés :

  • Seule la dernière alliance de Guillemette de Créquy (avec Jean de Rivery) est bien attestée. Ils ont notamment eu une fille, Antoinette de Rivery, mariée le 4 mai 1587 avec François Le Roy, écuyer, seigneur de Moyenneville.
  • Au vu de la chronologie, il semblerait que ce soit le même Jean d’Audenfort qui ait épousé Marguerite de Riencourt et Guillemette de Créquy. Mais ceci est impossible, car il aurait laissé deux veuves.
  • Enfin, la mention « de la maison de Saveuse » concernant Antoinette d’Audenfort est troublante : elle semble plaider pour un lien avec Charles de Tiercelin, seigneur de Saveuse, marié en 1583 avec Marguerite d’Audenfort.

4. Branche restée à Audenfort

L’étude sur Les familles d’Audenfort au 16e siècle permet de mettre en lumière les premières générations de la branche restée à Audenfort :

  1. Gabry d’Audenfort (sans doute un diminutif de Gabriel), tient des terres de l’abbaye de Licques le 15 octobre 1503 (charte de Saint-Bertin n°52, t. IX, page 58), ainsi qu’un fief de l’abbaye de Saint-Bertin à Audenfort. Père de :
  2. Gilles d’Audenfort, donne rapport et dénombrement d’un fief à Audenfort tenu de l’abbaye de Saint-Bertin, le 15 octobre 1520, venu de Gabry son père (t. IX, n°254, p. 307). Il s’est marié avec Philippotte, avec laquelle il est cité le 9 décembre 1518 dans la charte de Saint-Bertin n°222 (t. IX, page 263).

Chronologiquement, Gilles d’Audenfort et Philippotte pourraient être les parents de :

  • sire Gilles d’Audenfort (prêtre), qui vivait à Audenfort en 1569,
  • et « Jean l’Aîné d’Audenfort », cité également dans le rôle du centième d’Artois de 1569.

Ce dernier désigne peut-être le même individu que Jean d’Audenfort (cité par Rosny), qui était veuf dès 1548 de Marguerite du Wal. En effet, on trouve un Porus du Val, écuyer, qui était bailli d’Audenfort le 31 juillet 1502 (9), expliquant alors la transmission de la fonction de bailli d’Audenfort à Marc d’Audenfort peu d’années après.

Ce Marc d’Audenfort, bailli d’Audenfort en 1569, s’est marié avec Marie Domin (fille de Guillaume Domin et de Bonne Lamps), laquelle s’est remariée par contrat du 8 juillet 1573 à Saint-Omer avec Josse de Thieubauville.

Il semble exister une parenté (de quelle nature : beau-frère, demi-frère ?) entre Marc d’Audenfort et François de Henneveux, bailli de Journy, car le premier représente ce dernier pour la déclaration d’une dîme à Audenfort lors de la perception du centième (10). Ceci est conforté par le fait que François de Henneveux apparaît comme oncle des enfants de Catherine et Espérance d’Audenfort.

On trouve à la génération de Marc :

  • Jean d’Audenfort, dit le Jeune dans le rôle du centième d’Artois de 1569, peut-être le même que celui qui est ensuite appelé l’Aîné et qui forme le premier degré de la généalogie suivie ci-dessous.
  • Catherine d’Audenfort, mariée avec Gérard Piers, de Houlle (dont descendance).
  • Espérance d’Audenfort, mariée avec Jacques Clerbout, avec qui elle est citée dans le contrat de mariage entre Michel Piers et Jacquemine Piers (fille de Gérard et de Catherine d’Audenfort), le 23 juin 1582 à Saint-Omer.
  • Nicolas d’Audenfort, qui vivait à Audenfort en 1569.

Voici un arbre synthétique qui permet de situer les individus évoqués ci-dessus et de faire le lien avec la filiation qui va suivre :

Origine de la branche restée à Audenfort

I. Jean l’Aîné d’Audenfort

Il comparaît avec Jean le Jeune d’Audenfort dans une constitution de rente, le 14 juillet 1585 à Saint-Omer. C’est sans doute lui qui était aussi cité 8 ans plus tôt, le 17 juillet 1577, au contrat de mariage entre Jacques Couvelaire et Antoinette d’Ostrel, acte dans lequel il est dit vivant au village d’Audenfort et oncle du marié (cf. la notice sur les Couvelaire de Tournes).

On lui connait 8 enfants :

  1. Jean d’Audenfort, qui suit.
  2. Charles d’Audenfort, dont la descendance est rapportée plus loin.
  3. Marguerite d’Audenfort, mariée avec Antoine Ampleman. D’après la controversée généalogie Ampleman publiée par La Chesnaye des Bois (Dictionnaire de la noblesse (etc.), tome 1, Paris, 1770, p. 627-634), leur contrat de mariage aurait été passé devant le tabellion d’Audenfort le 3 août 1563. Cette date paraît trop ancienne, sans pouvoir toutefois affirmer qu’elle soit fausse.
  4. Jeanne d’Audenfort, morte en avril/mai 1614 (11), épousa (i) Jean Delemotte puis (ii) Claude Chrestien, laboureur à Nielles.
  5. Simone d’Audenfort, épousa Jean Scotté, qui était laboureur à Saint-Folquin en 1610.
  6. Antoine d’Audenfort, cité avec Jean et Charles comme oncles des enfants de Jeanne d’Audenfort.
  7. maître Guillaume d’Audenfort, cité comme curé de Ecques lès Thérouanne dans le terrier de la seigneurie d’Audenfort de 1607 (cf. GenNPdC). Parrain de Guillaume Piers à Houlle en 1600, et de Philippe Ampleman à Nielles-lès-Ardres en 1611.
  8. Espérance d’Audenfort. Citée avec Simone, Jeanne, Marguerite, Guillaume et Charles d’Audenfort dans le terrier de la seigneurie d’Audenfort de 1607, comme enfants de Jean d’Audenfort (cf. GenNPdC).

II. Jean le Jeune d’Audenfort († avant 1625)

Il est cité comme oncle dans le contrat de mariage de Pierre d’Audenfort (fils de Charles), le 21 mars 1620 à Saint-Omer. Décédé avant 1625.

Il épousa (vers 1590) Jeanne de La Rue. Veuve, Jeanne de La Rue se remaria avant 1625 avec Pasquier Broutin, puis avec Adrien Remont, par contrat du 10 juillet 1632 à Saint-Omer. Dans ce contrat, elle est assistée de Jacques de La Rue, sieur dudit lieu, son frère, et de Guillaume Meldeman, mari et bail de Jeanne d’Audenfort, sa fille.

Ils eurent :

  1. Jean d’Audenfort, cité avec Guillaume Meldeman comme neveux de Charles d’Audenfort dans le testament de ce dernier (1642). Laboureur à Nordausques, qualifié fils de Jehan et neveu de Charles de Raincourt en 1610.
  2. Jérôme d’Audenfort, qui suit.
  3. Jeanne d’Audenfort, épousa avant 1625 Guillaume Meldeman, alpher de la compagnie du Sr Baron de Licques, décédé après 1642, fils de Pierre Medelman, laboureur demeurant à Guémy, et de Jeanne Bertoul (cités dans une reconnaissance du 4 mai 1611 à Saint-Omer, faisant référence à une rente passée à Audrehem le 14 juillet 1607).

III. Jérôme d’Audenfort

Laboureur demeurant au village d’Ausque, épousa en 1614 Marguerite Petit (c.m. 29/01/1614, Jérôme est qualifié fils de Jehan; témoins Antoine Ampleman mari de Marguerite d’Audenfort sa tante du côté paternel, et Pierre Ampleman son cousin germain), fille d’Antoine Petit (lieutenant et receveur de la seigneurie de Zouafques) et d’Antoinette Lay. Le 30 juillet 1626, il est témoin au contrat de mariage de sa nièce par alliance Catherine Colle, fille de feu Robert Colle et de Marie Petit (sœur de Marguerite). Marie Petit était alors remariée avec Jean Drincquebier.

IV. Jean d’Audenfort

Seigneur de Rabodinghes, né vers 1621 et décédé en 1659 (testament le 23 novembre 1649 à Saint-Omer, acte n° 5).

Il se fiança paroisse Saint-Denis le 22 janvier 1644 et s’y maria le 3 février (après contrat n°55 du 20 janvier) avec Marie Desgardins († ap. 1699), fille d’Allard et de Jacqueline Dolle. D’où :

  1. Antoinette d’Audenfort, née après 1649.
  2. Marie-Marguerite d’Audenfort, dame de Rabodinghes et de La Tour d’Ausque, puis des vicomtés d’Audenfort, décédée le 21 Janvier 1709  à Saint-Omer. Elle épousa par contrat du 31 octobre 1668 à Saint-Omer Maximilien de Pan (1633-1675), seigneur de Montigny, avocat au Conseil d’Artois et procureur de Saint-Omer.

Descendance de Charles d’Audenfort, bailli d’Audenfort

II. Charles d’Audenfort

(Fils de Jean l’Aîné d’Audenfort.)

Bailli et receveur d’Audenfort, présent dans les 2 contrats de mariage de son fils Pierre. C’est sans doute lui qui fut parrain de Jacques Caron le 24 octobre 1601 à Licques, et d’Antoine Ampleman le 30 décembre 1615 à Nielles-lès-Ardres. Il fit son testament le 9 février 1642 à Saint-Omer (acte n°2), dans lequel il cite ses 5 enfants (Nicolas, Jean, Pierre, Catherine et Léonore), ainsi que ses neveux (Jean d’Audenfort et Guillaume Meldeman).

Le nom de sa femme n’est pas connu. Père de :

  1. Nicolas d’Audenfort, décédé avant 1672, épousa Jacqueline Cocquet, d’où :
    1. Anne d’Audenfort, mariée suivant contrat passé le 8 janvier 1672 à Saint-Omer avec Jean Danel.
  2. Jean d’Audenfort.
  3. Pierre d’Audenfort, qui suit.
  4. Catherine d’Audenfort. Mariée 1er avec Jacques Pannier, censier de la cense du Long Jardin, réfugié à Saint-Omer à cause des guerres, dont elle était veuve d’après le transport du 3 octobre 1637 à Saint-Omer (acte n°22). Elle s’est mariée 2e par contrat passé le 27 avril 1638 à Saint-Omer (acte n°51) avec Pierre Seguien, bourgeois, marchand à Saint-Omer. Elle était accompagnée de Charles d’Audenfort, son père, bailli dudit Audenfort, lors de son 2nd contrat de mariage.
  5. Léonore d’Audenfort. Chronologiquement, il paraît compliqué qu’il s’agisse de la même personne que cette autre Léonore d’Audenfort, mariée vers 1645 avec Martin Banquart (dont descendance à Licques). Il doit s’agir d’une nièce.

III. Pierre d’Audenfort

Dans une charte de Saint-Bertin du 1er mai 1634, il est question des dommages essuyés pendant les guerres par Charles et Pierre d’Audenfort (ch. 4414).

Il épousa par contrat passé à Saint-Omer le 21 mars 1620 Anne Caron, fille de Joachim Caron et Marie Le Porcq (12).

Veuf, Pierre s’est marié en secondes noces suivant le contrat passé le 23 août 1636 à Saint-Omer (n°10) avec Péronne Couvreur. Dans ce contrat, il est dit « Pierre d’Audenfort, vefvier réfugié d’Audenfort en ceste ville (de Saint-Omer) adsisté de Charles d’Audenfort, son père, bailly dud. lieu ».

Du 1er mariage :

  1. Anne d’Audenfort, mariée avec Thomas de Paris, d’où :
    1. Jeanne de Paris, née le 24/10/1647 à Licques, morte le 5/12/1716 à Audrehem, fille mineure dont le tuteur était Pierre Caron, laboureur à Cahem, le 28/1/1648 (emprise n°40 à Saint-Omer). Mariée le 16 février 1665 à Licques avec Michel Duval.

5. Branche de Boulogne-sur-Mer (non reliée)

On trouve à Boulogne un certain Jacques d’Audenfort, archer sous Mr de Sénarpont en 1554 (Gaignaires). Son rattachement est inconnu.

On trouve aussi à Boulogne, quelques années plus tard, Gabriel d’Audenfort, qui était sergent royal en la sénéchaussée du Boulonnais en 1579 et 1612. Gabriel d’Audenfort a eu plusieurs enfants :

  • Philippotte d’Audenfort, baptisée le 17 novembre 1578 à Boulogne (Saint-Joseph), parrain et marraine : Antoine Disquemue (i.e. de Dixmude) et Philippotte de Le Caurie.
  • Jacques d’Audenfort, baptisé le 6 octobre 1580 à Boulogne (Saint-Joseph), parrain et marraine : Jacques Dauvergne, Jacques du Rosel, Marguerite Le Grand.
  • Marie d’Audenfort, baptisée le 17 décembre 1583 à Boulogne (Saint-Joseph), parrain et marraine : Jean Grignon (procureur), Ambroise de Lannoi, Marie de Parenti, Anne Postel.

6. Branche de Montreuil-sur-Mer (non reliée)

Cette branche, dont le lien avec les autres n’est pas prouvé, se retrouve jusqu’à la deuxième moitié du dix-neuvième siècle, ce qui en fait probablement la dernière famille ayant porté le nom du village d’Audenfort en France.

Le 30 octobre 1701, inhumation de Jean Baptiste Bled, fils de Robert Bled et de Jeanne Dodenfort (Montreuil Saint-Pierre).

Le 20 avril 1705, mariage entre François de Hesdin, maître boucher, et Anne Dodenfort, du consentement de Marguerite Franchois (?) sa mère, en présence notamment de Claude Dodenfort et de Jeanne Dodenfort (Montreuil, paroisse Saint-Pierre).

Le 6 juin 1710, inhumation d’Anne Dodenfort, décédée la veille (Montreuil Saint-Pierre).

On trouve aussi Marie Marguerite Dodenfort, mariée avec André Cueil, maître boucher, d’où notamment Marie Marguerite Cueil, baptisée le 11 janvier 1715 (Montreuil Saint-Pierre), dont le parrain était François Dodenfort.

I. François Dodenfort

Maître boucher, paroissien de Saint-Pierre à Montreuil-sur-Mer.

Marié le 26 novembre 1716 à Montreuil-sur-Mer (Saint-Pierre) avec Marie Jeanne Desplanques (en présence notamment de Jeanne Dodenfort). D’où :

  1. François Dodenfort, né et baptisé le 3 septembre 1717 à Montreuil-sur-Mer (Saint-Pierre). Son parrain était François Dodenfort (sic).
  2. Claude Laurent Dodenfort, qui suit.

II. Claude Laurent Dodenfort

Né et baptisé le 16 août 1719 à Montreuil-sur-Mer (Saint-Pierre). Maître boucher à Gravelines.

Marié le 19 mars 1744 à Gravelines avec Marie Philippine Lebrun, veuve de Pierre Lefebvre, native de Racquinghem (près d’Aire), d’où :

III. Pierre François Dodenfort (1746-)

Né le 17 mars 1746 à Gravelines, papetier. Marié avec Marie Elisabeth Bonin, d’où :

IV. André Pierre Marie Dodenfort (1784-1862)

Né le 8 mai 1784 à Paris (paroisse Sainte-Marguerite), mort le 17 avril 1862. Il était rentier à Bondy (Seine-Saint-Denis) en 1851 (13).

Chasseur à la 9e légion de la garde nationale de Paris, chevalier de la Légion d’Honneur (9 août 1837). D’après ses états de service (dossier L.H.), il s’était engagé en qualité de mousse le 10 août 1795 au Havre sur la frégate La Spartiate (à l’âge de seulement 11 ans !).

Marié avec Marie-Louise Briot, dont l’inventaire après décès est daté du 20 juillet 1819 (Archives Nationales, Minutes et répertoires du notaire Benjamin Vernois, Paris, étude III, cote MC/RE/III/18).

7. Autres individus non reliés

Voici quelques autres individus du nom « d’Audenfort » ou « Daudenfort» qui n’ont pu être reliés (entre autres) :

  • Lancelot d’Audenfort, cité dans une charte de Saint-Bertin du 12 mars 1426 (t. VI, p. 385).
  • Francequin d’Audenfort, archer des ordonnances du Roi sous Jean du Palais en 1456 (Rosny citant Gaignaires).
  • Charles d’Audenfort, propriétaire à Clerques vers 1530 (Rosny). On trouve aussi un Charles d’Audenfort à Clerques en 1569 dans le rôle du centième d’Artois (s’agit-il de la même personne ?) : « Charles Daudenfort tient deux mesures d’enclos entre Clarques et Hamel (etc.) »  (vue 7/16).
  • Antoine d’Audenfort, censitaire de l’abbaye de Licques à Landrethun en 1565 (Rosny citant les Titres de l’abbaye de Licques).
  • Marie d’Audenfort, citée à Nort-Leulinghem en 1569 dans le rôle du centième d’Artois : « Marie Daudenfort tient en propriété une maison avec le jardin contenant deux mesures environnée de trois côtés la forest de Tournehem » (vue 14/20).


Sources principales :

  • Archives départementales du Pas-de-Calais : rôle du centième d’Artois de 1569, registres paroissiaux
  • Bibliothèque de Saint-Omer : Cartulaire de Saint-Bertin, Gros des notaires
  • J. de Pas, Statistique Féodale (et supplément), 1924 à 1936, articles : Audenfort, Audenthun, Loyr d’Eperlecques, Coiselin, Parquet de Zutkerque, Moucroux, Fontaine, Tatinghem, etc.
  • Généalogie d’Audenfort dans le fonds Noircarmes (Archives de Saint-Omer, 206/2, 36 pages).
  • Généalogie d’Audenfort dans le manuscrit Ms 891 de la Bibliothèque de Saint-Omer, t. I, page 859.
  • Premier Volume des Recueils de Maistre Jean Scohier Beaumontois, Bibliothèque Nationale, Mss F32440, page 192.

Notes :

(1) Cette mention isolée du titre d’écuyer pour Jean d’Audenfort, trente à cinquante ans avant l’anoblissement d’Aleaume d’Audenfort, est problématique. S’agit-il d’une situation purement personnelle, ou existait-il déjà des d’Audenfort nobles plus anciennement ? Dans ce dernier cas, il est permis de conjecturer que les d’Audenfort non nobles pourraient avoir une origine illégitime.

(2) Inscription commémorative de la fondation de la chapelle Saint-Julien en l’église Saint-Denis par Julien d’Audenfort (1484) :

« Au nom de Dieu notre créateur et de Monsieur Saint-Julien en l’an M CCCC IIIIxx et quatre, noble homme Julien d’Audenfort en son vivant seigneur de Noeufchastel, meu de dévotion, a faict édifier, à ses despens ceste capelle ou il a fondé chacun jour perpétuellement une basse messe pour y être dite, et célébrée par gens d’église d’honneste vie que commetront l’aisné hoir dudit Julien successivement et les tabliers des églises Saincte Aldegonde et Sainct Denis en ceste ville dont leur sera paié chacun an trente six livres monnoie courant de trois mois en trois mois. Item a ordonné estre dict et chanté solenellement à diacre et soubs diacre chacun an en ceste dite capelle une messe le XXVIII jour d’aoust jour de Monsieur Saint Julien et que a icelle messe soit distribué au prêtre cantant III sols, aux diacres et soubs diacres XII d. à chacun grand coustre XII d. à chacun petit coustre VI d. à l’organiste XII d. au clocqueman pour soner et soustier les mairs II s. et à messieurs bailli maieur et eschevins de ceste ville de deux années présens et allans à l’offrande à la dicte messe à chacun XII d. au sergent à verghe pour leur faire savoir XII d. et au recepveur de la table II s. inssi a ordonné y être dict et chanté chacun an quatre obits solennes à diacre et soubs diacre, les deux pour Aleames d’Audenfort son père les seconds jour d’apvril et d’octobre les aultres deux pour damoiselle Marie de Steenstraet sa mère les XXIII jour de juin et de décembre pour chacun desquels obits sera payé sils sols parisis lesquelles parties ensemble l’entretenement de ceste dite capelle les ornement et luminaire lesdicts tabliers sont tenus furnir et paier moiennant les parties de rente et héritages que ledit deffunct Julien leur accorde et transporte. Et pour de ce avoir le soing et garde par lesdits tabliers et recepveur qui sont en nombre de noeuf personnes leur a ordonné estre paié et donné chacun au terme de Noel à chacun IIII sols courant prins en ladite fondation et le sourplus desdites rentes et héritaiges les fundations dessusdits furnies sera distribué aux povres de la paroisse de Sainct Denis par lesdicts tabliers par condition que les avances desdites rentes estaient remboursées que les tabliers seront tenus remploier les deniers en bonnes rentes ad ce appelle l’aisné hoir dudit fondateur, ainsi que le touttes les choses desud. poeut plus au long aparoir par les lettres et testaments dudit feu de ce faisant mention, priez Dieu pour son ame et des trépassés. »

(3) Testaments échevinaux de Saint-Omer, f°38 r°.

(4) Alias : Medequerques, Middelkerque.

(5) Testaments échevinaux de Saint-Omer, f°5 v°.

(6) 1527 : relief par Antoine d’Audenfort, fils aîné de David, de 2 fiefs à Tatinghem donnés en mariage par son père.

(7) Epitaphes de François d’Audenfort (1551) et de son fils (1562) :

  • « Cy gist François Daudenfort escuuier Sr d’Audenthun Loire et du Goisselin en Esprelecque quy trespassa le XXIIII de mars l’an mil Vc LI et damoiselle Barbe de la Fosse sa première femme quy trespassa le 30e jour de mars 1540, et damoiselle Marie Goson sa seconde femme damoiselle de St-Flourisse Wendin quy trespassa le XXII de febvrier XVc XLIIII. »
  • « Aussi gist icy Franchois Daudenfort escuier Sr desdict lieux son fils quy est dicelle damoiselle Barbe qui termina de vie par mort le XVIe de novembre XVc LXII, priez Dieu pour leurs ames. »

(8) Julienne de Clarques, fille de Baudouin, ne doit pas être confondue avec une autre Julienne de Clarques, fille de Jehan et de Jehanne de Le Ruelle, qui désignent deux personnes bien distinctes. La première, morte vers 1508, a épousé David d’Audenfort, tandis que la seconde, dame de La Poterie, s’est mariée vers 1520 avec Denis de Bersacques.

(9) Charte de Saint-Bertin n°25 (t. IX, page 28). Porrus Duval, fils d’un prêtre nommé Enguerrand Duval, bénéficia de lettres de noblesse et de légitimation du roi Charles VIII.

(10) « François de Henneveu tient en louage de la Damoiselle de Longueval quatre fourques de dîme »… « autre fourque de dîme tenue de l’abbaye de Saint-Bertin pour laquelle ledit de Henneveu nous a déclaré avoir fait son rapport au village d’Audenfort » (note : « fait au cayer d’Audenfort par Marcq d’Audenfort fol. 2 comme nous l’a déclaré le sr Jean Le Vert receveur de Saint-Bertin »).

(11) Naissance du dernier enfant de Jeanne d’Audenfort, Jeanne Chretien, le 25 avril 1614, tandis que l’inventaire après décès par le greffier de l’échevinage d’Ardres est daté du 27 mai 1614. Sur les 2 mariages de Jeanne d’Audenfort, voir aussi l’accord du 30 juin 1621 devant maître Flahaut, notaire à Ardres (cf. GenNPdC).

(12) Joachim Caron et Marie Le Porcq se sont mariés par contrat passé le 15 mars 1593 à Saint-Omer (n°18). L’époux était veuf de Barbe Sergeant, qu’il avait épousée par contrat passé le 3 janvier 1589 à Saint-Omer (n°25). Reçu bourgeois de Saint-Omer en 1588/1589, le registre le dit natif de Cahen-lès-Licques, fils de Guillaume Caron.

(13) En Seine-Saint-Denis, on trouve aussi Marie Antoinette Armant, propriétaire à Livry-Gargan, veuve de Jacques Charles Dodenfort en 1851.

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Contrat de mariage entre Jean Picquart et Marie Thérèse Jordaens (1732)

Bibliothèque de Saint-Omer, Gros des notaires, année 1732, contrat de mariage n°106, en date du 12 décembre 1732.

(Mariage célébré le 16 décembre 1732 à Zutkerque : voir l’acte)

Pardevant les notaires royaux d’Artois résidens à Saint-Omer soussignés furent présens en personnes :

– Le sieur Jean Picquart vivant de ses biens demeurant à Zutquerque fils à marier de feu Jean et d’encore vivante damoiselle Marie Catherine Clément d’une part (1) ;

– Damoiselle Marie Thérèse Jordaens fille à marier de feu Denis Winocq et d’encore vivante damoiselle Anne Marie de Altuna présentement épouse du sieur Jacque Théodore Loys arpenteur et partageur juré de la province de Flandre, demeurant audit Zutquerque, aussy bien que ladite damoiselle Marie Thérèse Jordaens, assistée et accompagnée dudit sieur Loys son beau-père et de ladite dame sa mère d’autre part (2).

Et recognurent lesdites parties pour parvenir au mariage projetté qui au plaisir de Dieu se fera et solennisera en face de notre mère Sainte Eglise entre ledit sieur Jean Picquart et ladite damoiselle Marie Thérèse Jordaens ;

Mais avant qu’entre eux il y ait aucuns liens et promesse dudit mariage avoir et ont traitté et stipulé des conditions avantages retours et douaire d’icelluy comme s’ensuit :

Scavoir est quant aux biens et portemens desdits futurs marians ils ont déclaré n’en faire aucune déclaration ny spécification pour s’en tenir respectivement contents ;

Ce fait a été dit et expressement conditionné qu’arrivant ce mariage parfait et consommé soit que d’icelluy il y ait enfants vivants apparants à naître ou non, que ledit sieur Picquart futur mariant vint à prédécéder ladite damoiselle Jordaens future mariante en tous cas elle aura et remportera tous ses habits, linges, bagues, joyaux et ornemens servant à son corps et chef, avecq une chambre garnye et meublée jusques et à concurrence de la valeur d’une somme de cent cinquante livres monnoye courante, le tout franchement et sans charges d’aucune dettes, obsecques ny funérailles,

Autre ce sera libre ladite future mariante de jouir sa vie durante de vingt cinq mesures de terres scituées audit Zutquerque faisant la moitié de cinquante appartenantes audit sieur futur mariant à partager égallement entre elle et les enfans ou autres héritiers du prédécédé et c’est pour son douaire coutumier en payant audit cas moitié dettes passées à l’encontre desdits enfans ou héritiers dudit futur mariant,

Comme aussy arrivant que Charles Antoine Louis Picquet fils du sieur Charles Philippe Joseph et de ladite damoiselle Marie Catherine Clément et frère utérin dudit sieur futur mariant présentement étudiant à Douay, vienne à prendre état de prêtrise séculier en ce cas ladite damoiselle future épouse devra laisser passer son titre clérical et de prêtrise sur lesdites vingt cinq mesures de terres et ce au cas d’enfants seulement et au cas de non enfans ledit Charles Antoine Louis Picquet ne poura prétendre sondit titre clérical que sur les autres vingt cinq mesures de terres et dont il aura la jouissance sa vie durante tant seulement à l’effet de quoy ledit futur époux luy en accorde par les présentes ledit droit de viage pour par luy recevoir et proffiter des revenus d’icelles dernières vingt cinq mesures à condition et non autrement de par ledit Picquet descharger ou faire descharger, deux obits par chacun an à compter du jour du décès dudit sieur futur mariant et pour le repos de son âme et de celles de ses parens et amis, et cela sy longtemps qu’il vivra, et devra payer et rendre aussy par chaque année à Marie Catherine Françoise et Marie Jacquemine Picquet ses deux sœurs le surplus du produit annuel desdites premières vingt cinq mesures de terres, distraction néanmoins faitte des rentes fonsières et surcensières à quoy lesdites terres peuvent être assujetties et tenues, et ce aussy sans aucune charge de dettes ;

Et au contraire decidante ladite damoiselle Jordaens future épouse paravant ledit sieur Picquart futur époux soit aussy qu’il y ait ou ait eu enfants du présent mariage, iceluy futur mariant aura la jouissance viagère de tous les biens meubles et immeubles, droits, noms, maisons et actions, successions et obventions de telle nature et scituations ils puissent être, que de délaissera ladite future épouse au jour et heure de son décès, en payant par luy touttes dettes, obsecques et funérailles de leur communauté sans qu’il soit tenu de faire aucun inventaire ni rachat ny donner aucune caution et assurance pour raison de ladite jouissance viagère qui commencera dès l’instant du décès de ladite damoiselle future mariante, et cela bien entendu au seul cas d’enfants, et au cas de non enfans ledit futur mariant demeurera propriétaire incommutable de tous les biens meubles, habits, linges, bagues, joyaux et autres ornemens servans aux corps et chefs de l’un et de l’autre des futurs marians aussy bien de tous autres effects ou argent monnoye et non monnoye, dettes actives ; le tout de leur communauté de telle nature que le tout puisse être et qu’ils seront en leur possession audit jour du trespas de ladite future épouse pour par ledit sieur futur mariant, ses hoirs ou aians cause en jouir et profiter à toujours sans qu’ils soient obligés de rendre et retourner aucunes choses aux héritiers d’icelle mais en payant comme dessus touttes dettes, obsecques et funérailles, et pardessus ce aura comme dessus la jouissance viagère des héritages qui succederont et obviendront à icelle pendant ledit mariage et la moitié des acquets qu’ils feront egallement à ses frères et sœurs si sont lors vivants suivant la coutume de Furnes, soit frères germains ou utérins de ladite future mariante ; se réservant ledit sieur futur mariant la faculté nonobstant le douaire coutumier cy devant accordé à ladite future épouse de pouvoir vendre, charger et alienner sesdits biens pour son plus grand proffit et avantage ainsy qu’il auroit pu faire paravant les présentes, le tout nonobstant toutes coutumes, usages, stils, privilèges et rigueur de droit au contraire quoy ;

Lesdites parties ont dérogé et renoncé par cette et à l’entretien, effet et exécution du contenu cy dessus ils ont obligé et obligent tous leurs biens présens et à venir sur lesquels ils accordent respectivement mise de fait et hypothèque, élisant domicille à la maison du Roy à Saint-Omer, acceptant à juges Messieurs du Conseil d’Artois et subalternes sans les pouvoir décliner, renonçant à choses contraires aux présentes ;

Approuvant le renvoye à la marge de la seconde face et celuy à la marge de la quatrième, et le mot au dessus d’un autre rayé à l’interligne de la sixième face.

Ainsy fait et passé audit Saint-Omer pardevant que dessus avec lesdites parties le douze de décembre mil sept cens trente deux.

 


Notes :

(1) Jean Picquart, né le 6 octobre 1702 à Louches, avait pour parrain Jean Déclemy et pour marraine Marie Noncle, sa grand-mère maternelle (voir l’acte). Ses parents, Jean Picquart (né vers 1654) et Marie Catherine Clément (née vers 1677), s’étaient mariés le 23 juin 1699 à Zutkerque (voir l’acte). Jacques Clément (père de Marie Catherine) est cité comme échevin du pays de Brédenarde  en 1699 (Gros de Saint-Omer).

(2) Marie Thérèse Jordaens, née le 31 mars 1710 à Houtkerque (Nord), avait pour parrain J. Jordaens, prêtre (son oncle Jacques Victor), et pour marraine damoiselle Pétronille Thérèse Van Renterghem « idque ex commissione » demoiselle Marie Françoise Wouters, de Bruges.

Son père, Denis Winocq Jordaens, était bailli d’Houtkerque en 1715 (Archives de Bergues). Il était le frère de Jacques Victor Jordaens, prêtre (né le 25 septembre 1670 à Quaëdypre), lequel possédait le 29 juillet 1711  les 4/5e de la seigneurie du Parquet, à Zutkerque et Nortkerque, qui se comprenait en « quatre mesures et demie de terres et droits seigneuriaux divers », par succession de Jean Jordaens, son père (Arch. Nord, Bur. Fin. C. 212.). Ledit Jean Jordaens (père de Denis Winocq et Jacques Victor), marié le 20 août 1667 à Quaëdypre avec Marie Verhille, était l’arrière-petit-fils de Nicaise Jordaens et de Jeanne Daens, dont le frère, Nicolas Daens, écuyer, était seigneur du Parquet au début du 17e siècle.

Le dernier quint de la seigneurie du Parquet appartenait en 1711 à Marie Marguerite d’Audenfort, du chef de sa mère, Marie Desgardins, arrière-petite-fille de Noël du Saultoir et de Jacqueline Daens, qui était la sœur de Jeanne et de Nicolas Daens.

La mère de Marie Thérèse Jordaens, Anne Marie de Altuna, était la fille d’André de Altuna, gentilhomme d’origine espagnole, et de Marie Anne de Mariaval (lesquels se sont mariés le 23 octobre 1676 à Ypres). Don André de Altuna est signalé comme commandant de la ville de Termonde en 1667 (Messager des sciences historiques de Belgique, année 1840, Gand, p. 171 – lire en ligne).

Anne Marie de Altuna et Denis Winocq Jordaens se sont mariés le 20 juin 1709 à Houtkerque. Après la mort de ce dernier, le 2 novembre 1719 (même paroisse), elle s’est remariée avec Jacques Théodore Loys, le 18 novembre 1725 (idem).